![]() La peinture, qui mesure 4,60 m sur 8,80 m, représente l’instant où Jésus annonce à ses apôtres que l’un d’eux l’a trahi. La façon naturelle dont les émotions sont représentées, allant du choc à la consternation en passant par le manque d’expression sur le visage de Judas, est radicalement différente de ce qui se faisait alors. La peinture est anachronique : la table, la nappe, les chaises droites et les couverts et ustensiles de table représentés sont ceux utilisés quotidiennement par les moines au XVe siècle. Léonard de Vinci a organisé les apôtres en quatre groupes de trois, le Christ étant au centre, se distinguant des apôtres par l’espace vide autour de lui. La composition du tableau est celle d’un triangle central, avec deux triangles de chaque côté. A la droite de Jésus se trouve un jeune apôtre aux traits féminins. Malheureusement, Vinci a choisi de ne pas utiliser la méthode habituelle utilisée pour peindre des fresques, la tempera (détrempe dont le liant est une émulsion à base d’œuf) sur du plâtre humide, mais de peindre directement sur le mur sec. En 1556, l’historien de l’art Vasari écrivait que « la peinture s’est tellement détériorée qu’il ne reste plus que la vague forme des personnages ». |