miroirs-Van Gogh
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Le 30 Mars 1853 naît Vincent Van Gogh fils d'un pasteur calviniste , dans un petit village de Hollande, Groot-Zundert. Le petit Vincent sera pendant l'enfance d'un tempérament lunatique et agité qui, tout au long de sa vie, va lui pourrir l'existence.

Comme il vient d'une famille pauvre de confession protestante, Van Gogh gagne sa vie en opportuniste, tantôt dans une galerie d'art, tantôt à titre d'évangélisateur puis de mineur;
Le jeune homme, âgé de 25 ans, est accueilli par un pasteur qui l'installa chez un colporteur au 39, rue de l'Eglise.
Il consacre tout aux mineurs et leurs familles. Il va même jusqu'à descendre à 700 mètres dans les fosses. Lors d'un coup de grisou, il sauve un mineur.

Il étudie le dessin à Anvers, se met à l'aquarelle et commence la peinture à l'huile, en 1882. , Aux Pays-Bas et en Belgique, il peint uniquement des natures mortes ou des paysans, comme les inoubliables "Mangeurs de pommes de terre" (1885). Sans joie et presque monochromes, ses toiles incarnent avec rusticité la pauvreté et l'indigence de ces mineurs auxquels Van Gogh s'est attaché avec une complicité et une exaltation sans égal. En 1886, il arrive sur Paris pour vivre avec son frère Théo.
Influencé par les impressionnistes, le style de Van Gogh évolue doucement vers la lumière. Les couleurs s'éclaircissent et les touches de pinceau épousent souvent la forme du sujet qu'ils tentent de rendre. Cependant, pendant son séjour parisien, il commence à présenter certains troubles comme des excès de panique, des douleurs épigastriques et une obnubilation de la conscience.

Ses nombreuses virées à l'absinthe joue un rôle évident dans l'aggravation de sa maladie. Vincent, d'un naturel débraillé et querelleur, plonge volontairement dans des polémiques interminables qui aboutissent fréquemment par des bagarres. Théo finit par souhaiter qu'il s'éloigne. Arles (1888/1889).



Le séjour de van Gogh dans le Midi de la France sera considéré comme la période la plus féconde de sa carrière. Dans une lettre à sa soeur Wil, Vincent évoquera ainsi les raisons de son départ pour Arles : "J'ai constaté que l'hiver n'est favorable ni à mon travail, ni à ma santé". L'arrivée du printemps dans le Midi de la France lui inspirera un grand nombre de paysages. Toujours à sa soeur il écrira : "Je me dis toujours qu'ici je suis au Japon. Que conséquemment je n'ai qu'à ouvrir les yeux et à peindre droit devant moi ce qui me fait de l'effet" (681/W7). "Je suis dans une rage de travail" écrira van Gogh en avril 1888.
Les arbres sont en fleurs et je voulais faire un verger de Provence d'une gaîté monstre (594/473).
Il demandera à son frère Théo : "Fais moi parvenir de la couleur sans retard. La saison des vergers en fleurs est si passagère (594/475).
Van Gogh travaillera sans relâche malgré le vent puissant qui soufflait trois jours sur quatre. Il plantera des chevilles dans le sol pour attacher son chevalet et peindra ainsi quatorze toiles d'arbres fruitiers en fleurs entre le 24 mars et 21 avril 1888.
Ils espéraient que ces sujets - qui égaient tout le monde - seraient un gage de succès commercial. Après avoir consacré le printemps de l'année 1888 à peindre des vergers, Van Gogh exécutera essentiellement des champs de blé et des moissons au cours de l'été. Il peindra ainsi dix tableaux et fera cinq dessins sur ce thème en un peu plus d'une semaine au cours du mois de juin.
Une tempête d'une particulière violence mettra soudainement fin aux moissons le 25 juin.
Van Gogh considérera ce tableau comme l'un des meilleurs qu'il ait peint. La toile tue absolument tout le reste écrira t'il à son frère Théo (627/497). Il parviendra à opposer des bleus à une touche d'orange dans la couleur bonze doré du blé (454/372).

Vincent, qui admire profondément Paul Gauguin qu'il avait rencontré à Paris, lui demandera de le rejoindre à Arles à plusieurs reprises.
Celui-ci débarquera à Arles le 23 octobre 1888. Van Gogh voudra impressionner son ami Gauguin en décorant avant sa venue l'intérieur de la maison jaune à Arles de natures-mortes représentant des tournesols.
Ces tableaux, destinés aux murs de la chambre à coucher de l'invité, étaient encadrés de cadres de minces lattes peintes en mine orange. Vincent peindra ces fleurs en très peu de temps, car celles qui lui servaient de modèles dans le vase se fanaient très rapidement.
Il écrira à Théo : "Je suis en train de peindre avec l'entrain d'un Marseillais mangeant de la Bouillabaisse ce qui ne t'étonnera pas quand il s'agit de peindre des grands tournesols" (670/526). Gauguin, qui appréciera les tableaux, considérera qu'ils constituaient la marque de fabrique de Van Gogh. Après deux mois de vie commune, les relations entre Paul et Vincent s'achèveront par une dispute.
Van Gogh menacera Gauguin avec un rasoir. La même nuit, en proie à une violente crise de folie, il se tranchera l'oreille gauche.
Un autoportrait célèbre rapportera cette infirmité cachée derrière un volumineux pansement. . À l'asile de Saint-Rémy-de-Provence, diverses causes de la maladie de Vincent sont alors avancées : épilepsie, alcoolisme, schizophrénie. Cette période est tout en clarté et en efforts esthétiques où il peint avec acharnement, malgré quelques crises de dépression. Van Gogh y atteint une maturité qui le mène à l'un de ses chefs-d'oeuvre, "Les Blés jaunes " (1889). En mai 1890, Vincent quitte le Midi pour revenir sur Paris.
Mais son frère vit désormais avec sa femme et son fils. Vincent se sent démuni et il a l'impression d'être un fardeau pour Théo ; il sent le rejet.
Le 27 juillet 1890, il se tire une balle dans la poitrine. Le 29 juillet 1890, Vincent Van Gogh meurt, à l'âge de 37 ans, avec Théo à son chevet.

Théo lui survit seulement six mois. Les sept cents lettres que Van Gogh a écrit à son frère (publiées en 1911, traduites en français en 1960) constituent un témoignage unique de la vie de ce peintre troublé, et sont une précieuse documentation concernant son état d'esprit.
Van Gogh est resté merveilleusement créatif jusqu'à sa mort : environ sept cent cinquante tableaux et mille six cents dessins. Il aura cheminé sur tous les sentiers de l'art moderne, de l'impressionnisme à l'expressionnisme. Ce peintre mort dans le dénuement n'a vendu qu'une seule toile de son vivant...
Aujourd'hui ses tableaux sont parmi les plus chers du monde !



La sieste d'après Millet.




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