miroirs-Van Eyck
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Le nom de Jan Van Eyck est lié à l'invention de la peinture à l'huile et à la naissance de la peinture moderne. La réputation du peintre s'étendit très vite au-delà de la Flandre, jusqu'en Italie, où, moins de dix ans après sa mort, il était considéré comme l'un des plus grands maîtres.

UN GRAND MAITRE

La date de naissance exacte de l'artiste reste inconnue.
Les premiers documents attestant de son activité datent des années 1422-1424: il est alors employé à La Haye, à la cour de Jean de Bavière, comte de Hollande. À la mort de celui-ci, en janvier 1425, il rejoint en Flandre son frère, Hubert van Eyck, également peintre.

Il entre alors au service du duc de Bourgogne, Philippe le Bon, comme peintre et " valet de chambre ", avec un salaire annuel fixe. À l'automne 1428, il est envoyé au Portugal par son protecteur, pour lui dire " la vérité de corps et de caractère " de la princesse Isabelle, la fille du roi Jean Ier. Fixé à Bruges, il y achète une maison en 1432. Il se marie, un fils naît en 1434.

La paternité des oeuvres de " Van Eyck " antérieures à 1426 (mort d'Hubert) est discutée, et l'attribution à Hubert ou à Jan est délicate. Le retable de l'Agneau mystique (1432, à la cathédrale Saint-Bavon, Gand), a ainsi été commencé par son frère et achevé par lui en mai 1432, sans que l'on sache exactement quelle est la part de chacun des deux frères.

L'oeuvre de Jan van Eyck, en dehors de ce chef d'oeuvre exceptionnel, est composée surtout de représentations de la vierge Marie et de portraits. Van Eyck a ainsi été considéré comme le fondateur du portrait occidental. Ses modèles sont presque toujours représentés en buste; le visage, vu de trois quarts, est tourné vers la gauche, et les yeux fixent souvent le spectateur, ce qui constituait à l'époque une innovation radicale.

Le portrait des époux Arnolfini (1434, National Gallery, Londres) représente en pied, dans un intérieur flamand, un riche marchand établi à Bruges et son épouse, au moment de leurs noces. Dans un miroir convexe au centre du tableau se reflètent deux personnages énigmatiques, peut-être les deux témoins, dont l'un serait Van Eyck lui-même.
L'apport technique de Van Eyck à la peinture occidentale est capital. Il a porté la technique de la peinture à l'huile et le réalisme des détails (notamment le rendu des matières) à un sommet jamais atteint avant lui.

Jan van Eyck (1390 à Maastricht - 1441) est un peintre flamand, célèbre pour ses portraits d'un réalisme minutieux.
Ses tableaux les plus connus sont le portrait des époux Arnolfini et le retable de l'Agneau mystique, œuvre clé de la peinture occidentale.

La paternité des œuvres de " Van Eyck " antérieures à 1426 (mort d'Hubert) est discutée, et l'attribution à Hubert ou à Jan est délicate. Le retable de l'Agneau mystique (1432, à la cathédrale Saint-Bavon, Gand), a ainsi été commencé par son frère et achevé par lui en mai 1432, sans que l'on sache exactement quelle est la part de chacun des deux frères.

L'œuvre de Jan van Eyck, en dehors de ce chef d'œuvre exceptionnel, est composée surtout de représentations de la vierge Marie et de portraits. Van Eyck a ainsi été considéré comme le fondateur du portrait occidental. Ses modèles sont presque toujours représentés en buste; le visage, vu de trois quarts, est tourné vers la gauche, et les yeux fixent souvent le spectateur, ce qui constituait à l'époque une innovation radicale.

Le portrait des époux Arnolfini (1434, National Gallery, Londres) représente en pied, dans un intérieur flamand, un riche marchand établi à Bruges et son épouse, au moment de leurs noces. Dans un miroir convexe au centre du tableau se reflètent deux personnages énigmatiques, peut-être les deux témoins, dont l'un serait Van Eyck lui-même.

L'apport technique de Van Eyck à la peinture occidentale est capital. Il a porté la technique de la peinture à l'huile et le réalisme des détails (notamment le rendu des matières) à un sommet jamais atteint avant lui.

Premier tableau : La Vierge du chancelier Rolin", Musée du Louvre, Paris

LA POLYPTYQUE DE L'AGNEAU MYSTIQUE
Ce polyptyque entrepris par Hubert Van Hyck a été continué après sa mort en 1426 par Jan et fut inauguré en 1432.

L'oeuvre se compose de 12 panneaux de chêne. Les 8 panneaux qui constituent les volets sont peints sur les 2 faces. Fermés, ils se lisent de haut en bas sur 3 registres.

Dans le registre supérieur sont figurés les prophètes Zacharie et Michée et les sibylles d'Erythrées et de Cumes, qui auraient tous 4 prophétisé l'Annonciation ; celle-ci est représentée sur le registre central : une fenêtre géminée ouvrant sur la ville, une niche contenant une serviette, un bassin et son pot séparent l'ange Gabriel et la vierge.

Au registre inférieur le donateur et la donatrice encadrent les figures en grisaille de saint-jean Jean-Baptiste, patron de l'église et de saint Jean l'Evangéliste, auteur de l'Apocalypse dont s'inpire l'Agneau mystique.
Ouvert, le polyptyque se lit aussi sur 3 registres.

Le deuxième se compose de 7 panneaux : au centre, Dieu le père, de part et d'autres, la Vierge, saint Jean-Baptiste, les anges musiciens et les anges chanteurs, aux extrémités Adam et Eve, premiers nus monumentaux de la peinture nordique, attribué avec quasi-certitude à Jan.



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