miroirs-Tsunami
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Un tsunami ou raz-de-marée est une onde provoquée par un mouvement rapide d'un grand volume d'eau (océan ou mer). Bien que les tsunamis puissent atteindre une vitesse de 800 km/h quand le fond de l'océan est profond, ils sont imperceptibles au large, car leur amplitude y dépasse rarement le mètre pour une période (temps entre deux vagues successives) de plusieurs minutes à plusieurs heures. Ils peuvent toutefois provoquer d'énormes dégâts sur les côtes où ils se manifestent par :
une baisse du niveau de l'eau et un recul de la mer dans les quelques minutes qui les précèdent; et/ou une élévation rapide du niveau des eaux pouvant atteindre 60 mètres provoquant un courant puissant capable de pénétrer profondément à l'intérieur des terres lorsque le relief est propice (plat). Dans certains cas assez rares, le tsunami peut prendre la forme d'une vague déferlante ou, sur un fleuve, d'un mascaret. 75 % des tsunamis se produisent dans l'océan Pacifique et la plupart des autres sont observés dans l’océan Indien, en raison de la forte activité tectonique sur le pourtour de ces deux océans.
En fonction de l'intensité de l'action mécanique qui les génère et de la géométrie de l'océan, ils peuvent se propager sur des milliers de kilomètres et peuvent toucher plusieurs continents, dans des zones où le séisme ou l'éruption volcanique n'ont pas été ressentis; on parlera alors de télé-tsunami ou tsunami transocéanique.

Le terme tsunami est d'origine japonaise, tsu-nami signifiant littéralement « vague de port ». Il est utilisé universellement par les scientifiques pour désigner les vagues générées par une déformation du fond de l'océan : lorsqu'un séisme superficiel se produit en mer, la couche d'eau située au-dessus de la faille subit un déplacement.
Les vagues ainsi créées, dont les périodes sont comprises entre quinze minutes et une heure, ont une énergie suffisante pour traverser des océans. Les éruptions volcaniques sous-marines et les glissements de terrain peuvent aussi être à l'origine de tsunamis, mais leur énergie est en général largement inférieure.


D'ORIGINE TECTONIQUE
Épaisse d'environ 70 kilomètres sous les océans à 150 kilomètres sous les continents, la lithosphère (partie rigide de la couche supérieure de la Terre) est découpée en plaques mobiles qui se déplacent sur l'asthénosphère.
Des failles permettent à ces plaques d'accommoder leur mouvement. Les failles restent bloquées pendant des dizaines voire plusieurs centaines d'années avant que les roches déformées ne finissent par céder. L'énergie emmagasinée par les contraintes est alors soudainement libérée au cours de la rupture sismique. Au-dessous de l'océan, qui couvre 70 % de la planète, les forts séismes sont générateurs de tsunamis.

Les tsunamies les plus meurtriers

Le 26 décembre 2004, à 1 h 58 française, un séisme sous-marin d'une amplitude de 8,9 sur l'échelle ouverte de Richter provoque en Asie, dans le nord-est de l'océan Indien, un tsunami (série de vagues géantes) terriblement meurtrier.
À partir de l'épicentre, localisé près de Banda Aceh, au nord-ouest de Sumatra (Indonésie), une onde longue de 125 à 250 kilomètres se propage à grande vitesse, environ 800 kilomètres par heure, sur des distances gigantesques. En arrivant près des côtes (surtout les plus proches), l'onde ralentit, en raison du manque de profondeur des fonds sous-marins, entraînant par compensation l'augmentation de la hauteur des vagues successives qui se transforment en murs d'eau dévastateurs. La plus forte atteint près de 30 mètres de hauteur. L'énergie du tsunami est telle qu'il atteint les côtes africaines et qu'il est perçu dans l'océan Pacifique, après avoir contourné l'Australie par le sud.
La catastrophe frappe principalement le nord-est de l'océan Indien : l'Indonésie même, où les pertes humaines sont de loin les plus nombreuses, mais aussi le Sri Lanka, la côte est de l'Inde et les deux archipels indiens, Andaman et Nicobar, proches de l'épicentre, la Thaïlande, la Birmanie, la Malaisie, les Maldives et jusqu'à la côte orientale de l'Afrique.
Le bilan humain dépasse 280 000 morts ou présumés tels et des milliers de disparus, sans compter les masses des sans-abri et les dégâts matériels. Cette catastrophe de grande ampleur, au cours de laquelle de nombreux touristes occidentaux trouvent la mort, déclenche un mouvement d'aide internationale sans précédent.
Le Japon, le vendredi 11 mars avec plus de 10 000 morts n'est pas le plus meurtrier, mais le plus spectaculaire parce que le plus médiatisé. Pour la première fois il crée une perturbation majeure en mettant en cause la sécurité des centrales nucléaires.
Le Japon, qui a subi plus de 150 tsunamis depuis 1895, est l'un des pays modèles en matière de prévention, en sensibilisant la population, en installant des systèmes d'alerte et en protégeant les rivages par la plantation d'arbres ou par la construction de digues.


Japon : nouvelles images du Tsunami par BFMTV







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