miroirs-les séismes
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Les séismes, également appelés tremblements de terre, se manifestent par des secousses plus ou moins violentes de la surface du globe. Ils naissent au niveau des zones de contact entre les plaques de la lithosphère. En effet, ces dernières se déplacent les unes par rapport aux autres. Mais, ce déplacement n'est pas régulier et se fait par à-coups, chaque étape étant ponctuée par un tremblement de terre plus ou moins important en fonction de l'amplitude du déplacement.

Le foyer du séisme, le lieu où commence le premier déplacement brusque, est appelé épicentre. Il se situe généralement dans les profondeurs de la Terre, parfois jusqu’à 700 kilomètres de la surface. Cependant, pour 95 % des séismes, l'épicentre se situe à moins de 60 kilomètres en profondeur.

Il convient de distinguer la magnitude d'un séisme (mesurée par l'échelle de Richter) de son intensité ressentie en surface (exprimée par l'échelle de Merchalli). Un séisme de forte magnitude mais très profond peut donc avoir une faible intensité en surface, surtout si l'on est situé loin de l'épicentre.

Quels risques pour la France ?
La terre tremble aussi en France mais seules quelques régions sont considérées comme des zones de sismicité moyenne : le Sud-Ouest pyrénéen, le sud-est des Alpes, le socle hercynien de la Bretagne, de la Vendée, du Massif central et du sud-ouest des Vosges, et enfin le fossé Rhénan. Les grands bassins sédimentaires, parisien et aquitain, sont considérés comme asismiques. Les séismes qui touchent l’Hexagone sont essentiellement superficiels, et résultent du rapprochement lent entre la plaque africaine et la plaque eurasienne.

Il y a bien eu quelques « colères » remarquables dans le dernier millénaire, mais peu nombreuses : Mulhouse en 1356, Puigcerda en 1428, Menton en 1887, Lambesc en 1909 (46 morts), Arette en 1967 (5,3 sur l'échelle de Richter), Arudy en 1980 (5,4). Chaque année on enregistre, en moyenne, une vingtaine de séismes de magnitude supérieure à 3,5, mais aussi une multitude de tremblements beaucoup plus faibles.

Compte tenu de l'histoire sismique du territoire, on estime peu probable l'apparition de séismes violents (au moins 7 sur l'échelle de Richter) en France, alors qu’ils sont plus fréquents en Italie, qui en connaît plusieurs par siècle. Toutefois, il convient de tempérer cette affirmation : nous ne connaissons qu'une petite partie de l'histoire sismique de la France, trop réduite en tout cas pour faire des prévisions fiables. En outre, des tremblements de terre récents sont survenus dans des zones où il n'y avait aucun antécédent connu.


Les tremblements de terre les plus meurtriers

– 1436 : à Naples-Brindisi (Italie), 30 000 morts
– 1531 : à Lisbonne (Portugal), 30 000 morts
– 1693 : à Catane (Italie), 60 000 morts
– 1737 : à Calcutta (Inde), 50 000 morts
– 1797 : à Quito (Équateur), 40 000 morts
– 1906 : à San Francisco (États-Unis), 700 morts
– 1908 : à Messine (Italie), 65 000 morts
– 1920 : à Ganzu (Chine), 180 000 morts
– 1923 : à Tokyo (Japon), 143 000 morts
– 1976 : à Tangshan (Chine), 800 000 morts
– 1980 : à El-Asnam (Algérie), 3 500 morts
– 1985 : à Mexico (Mexique), 20 000 morts
– 1995 : à Kobe (Japon), 5 000 morts
– 1999 : à Izmit (Turquie), 20 000 morts
– 2001 : au Gujarat (Inde), 20 000 morts








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