miroirs-La RévolutionFrançaise
Cliquez ici pour découvrir le Journal Mosaïque de ce mois


MIROIRS - LA REVOLUTION FRANCAISE
LOUIS XVI


Petit-fils de Louis XV, fils du dauphin Louis mort en 1768, il devint roi de France en 1774, il épousa Marie-Antoinette en 1770, et en eut quatre enfants.

Dernier représentant de la monarchie absolue, il devint roi des Français (1791-1792), il fut suspendu après la révolution du 10 août 1792.

La monarchie fut abolie par la Convention le 21 septembre 1792, an I de la République et le roi exécuté après un procès le 21 janvier 1793.



Le 5 mai 1789, au moment de la réunion des états généraux, Louis XVI se trouve encore en mesure de jouer un rôle considérable. Le prestige de la monarchie est intact et la majorité des députés attend du souverain qu'il accepte les réformes réclamées par le pays ou même en prenne l'initiative.

En fait, le roi, hésitant de nature, mal conseillé par son entourage ( la reine Marie-Antoinette, le comte d'Artois, Breteuil ) , va adopter une attitude constamment ambiguë.
Déconcerté par l'attitude du tiers, il semble se résigner à la réunion des trois ordres quand, soudain, il se décide à user d'autorité.
Mais le renvoi de Necker et le rassemblement de troupes étrangères autour de Paris provoquent la journée du 14 juillet et la prise de la Bastille.
Devant l'ampleur du soulèvement parisien et la sédition militaire, Louis XVI semble céder et se rallier à la Révolution. Il rappelle Necker, reconnaît la garde nationale, accepte la cocarde tricolore et la transformation des états généraux en Assemblée nationale constituante.

Ce ralliement, là encore, est incertain. Le roi tarde à sanctionner la Déclaration des droits de l'homme et la fin des privilèges votée la nuit du 4 août. Il s'inquiète de la limitation de ses pouvoirs par l'Assemblée. En réunissant des troupes autour de Versailles, il semble préparer un nouveau coup de force. Cette menace provoque une violente réaction parisienne et le retour forcé du roi et de sa famille à Paris, le 6 octobre 1789.

Confiné désormais au cœur du Paris révolutionnaire, Louis XVI n'est plus que le prisonnier des Tuileries. Pourtant, bien conseillé par Mirabeau, il semble accepter son rôle de monarque constitutionnel, garant de l'unité de la nation.
A la Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, il est l'objet d'acclamations qui prouvent que son prestige est encore considérable. En réalité, il ne se résigne pas à la disparition de l'Ancien Régime.
Profondément croyant, il est, en outre, déchiré par le vote de la Constitution civile du clergé, qui donne déjà le signal d'une véritable guerre religieuse. Il s'inquiète du mouvement démocratique qui menace l'œuvre de la Constituante.

Louis XVI se décide à tenter une nouvelle aventure, à procéder à une contre-révolution limitée. Mais l'affaire, très mal préparée, se termine à Varennes ( 22 juin 1791) et la famille royale est ramenée à Paris. Si l'Assemblée se résigne à la fable de " l'enlèvement ", et se contente de suspendre le roi, les démocrates réclament sa déchéance, ce qui provoque la fusillade du Champ-de-Mars ( 17 juillet).
Après cette désastreuse équipée, le prestige de la monarchie a reçu un coup mortel et l'espoir d'arrêter la marche en avant de la Révolution s'évanouit.






Haut de la page-[menu précédent]



NOMBRE DE VISITEURS ACTUELLEMENT
EN VISITE CE JOUR SUR MOSAIQUE