miroirs-les religions dans le monde
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MIROIRS - LA RELIGION JUIVE


La naissance du judaïsme a suivi un processus profondément original, caractérisé, à ses débuts, par une longue série d'expériences spirituelles - ou de " révélations " pour le croyant -, dont les bénéficiaires furent les Hébreux (ou Israélites).

Ces derniers étaient un groupement de tribus sémites, dont certaines avaient séjourné en Égypte et dans la péninsule sinaïtique, et qui se fixèrent sur la terre de Canaan (la Palestine) aux environs de 1200 avant J.-C.
L'un des États issus de la conquête de la Palestine par les Israélites conserva son indépendance jusqu'aux premières années du VIe siècle, plus précisément jusqu'à la destruction du Temple de Jérusalem, sa capitale, et l'exil à Babylone (586 av. J.-C.).

Ce qu'on appela désormais la " nation juive " - à cause de la tribu de Juda à laquelle appartenaient la majorité des survivants - sut profiter de l'autonomie interne que lui laissait l'occupant perse pour reconstruire le Temple et organiser autour de lui une société restaurée.

Le " second Temple " fut détruit par les troupes romaines, en 70 de notre ère.
Avec lui disparaissait le centre religieux qui ralliait tout ce que le peuple juif comptait d'éléments dispersés, de la Perse à l'extrême ouest de l'Empire romain.
Toutefois, les Juifs ne disparurent pas de la Palestine et les revendications des dispersés sur cette même terre ne s'éteignirent pas. On doit constamment se souvenir de ces données pour mieux comprendre la mentalité juive.

La seule source dont on dispose en la matière, l'Ancien Testament, est trop complexe et sa rédaction trop tardive pour qu'on puisse saisir exactement ce que fut le contenu de l'expérience initiale, portée au crédit de Moïse ou même des Patriarches (d'Abraham, en particulier). Il semble bien que le " Dieu de Moïse " fut une ancienne divinité tribale, Yahweh (nom à la prononciation et à l'étymologie incertaines), dieu unique et souverain qui se révéla à son peuple, dont il règle le destin et auquel il dicte sa loi.
La mythologie, en principe du moins, disparaît de la religion d'Israël. Par ce trait, celle-ci se distingue radicalement des autres religions du Moyen-Orient ancien.
L'histoire est le lieu des interventions actives de ce dieu, qui la transcende. À la différence des récits mythiques, les théogonies sont absentes de la Bible et le dieu d'Israël ne connaît aucun être qui lui soit semblable. Rien n'autorise à retirer à Moïse la paternité du noyau du Décalogue (les " Dix Commandements ") ; et l'on peut rattacher volontiers à cette période initiale de l'histoire juive des règles morales, avec embryon d'organisation juridique, des lois sacrales régissant le culte, enfin l'institution du sabbat.

À ses débuts, le mosaïsme était la religion de tribus nomades. Après l'installation des Hébreux en Canaan et leur sédentarisation, sa pureté et sa rigueur ne tardèrent pas à subir l'influence des populations indigènes. Le contact direct avec les cultes locaux (rites agraires de fécondité) fut inévitable.
Les traces des cultes étrangers se firent aussi sentir à l'époque de la monarchie (divisée en deux royaumes, deux générations après sa formation : Israël au nord de la Palestine et Juda au sud, avec Jérusalem pour capitale), tandis que s'intensifiaient les relations avec les peuples voisins.
C'est alors que les prophètes intervinrent, pour défendre les valeurs propres de la foi israélite. Issus de groupes d'extatiques inspirés, dont ils parvinrent à se dégager, ces prophètes avaient commencé leur activité avant même l'instauration de la royauté ; ils la poursuivirent après le retour d'exil.

Il faut éviter d'opposer systématiquement les prophètes, défenseurs des valeurs fondamentales de la religion d'Israël, aux prêtres ou au pouvoir politique.

La mission commune dont ils se sentirent investis fut de veiller à la pureté de la foi israélite en un dieu unique et de sauvegarder les règles de vie concernant l'individu et la société ainsi que les institutions qui, dans le culte, portaient l'empreinte de cette croyance. De plus, la conscience religieuse fut profondément pénétrée par l'idéologie royale (d'origine étrangère, il est vrai).

La conception du souverain, facteur indispensable d'harmonie entre la communauté humaine et les forces naturelles et surnaturelles, fut si forte que la situation idéale annoncée par les prophètes - le rétablissement de l'alliance entre Dieu et son peuple après le jugement des impies - ne pouvait plus être conçue sans la présence d'un prince (le Messie, " oint du Seigneur "), descendant et héritier légitime de David.

Bien loin d'accepter l'opposition de principe entre le prophète et le prêtre (ou lévite), il importe de noter combien l'enseignement donné dans les sanctuaires à l'occasion des pèlerinages contribua grandement à la fixation d'une poésie religieuse à visée toujours didactique. Enfin, devant la multiplicité des compilations législatives et rituelles que l'analyse permet encore de dégager des textes conservés, et eu égard au caractère casuistique et non abstraitement normatif de ces " codes ", il est logique de postuler l'existence, dès les origines, d'une tradition orale, qui enveloppe, complète et met sans cesse au point la réglementation confiée à l'Écriture et rédigée sous sa forme finale (mais respectant assez largement l'indépendance des couches intérieures) après l'exil, vers la fin du Ve siècle avant notre ère.

LES JUIFS DANS LE MONDE

Les Juifs : individu appartenant a un peuple : heredite (mere ) ou conversion, cependant celles-ci sont rares et non recherchees. Cas exceptionnel d'un peuple dont l'identite fondee sur la religion a traverse les siecles.

Peuple ayant recu de Dieu une Terre Promise, mais disperse tout au long de son histoire : Exodes : Egypte, Babylone, occupations grecques, romaines..., persecutions dont la Schoah : 6 millions de morts.

D'ou dispersion des Juifs a travers le monde : tableau (pays de refuge : Ameriques).

Distinction culturelle entre Juifs de la diaspora d'Europe Centrale et Orientale : les azkhenases, et ceux du bassin mediterraneen : les Sefarades.

Repartition des Juifs : Israel : 37% ; Amerique du Nord : 45% ; Europe : 13,3% ; Amerique du Sud : 3%.


LE JUDAISME

Le judaïsme est la religion pratiquée depuis l'Antiquité par les enfants d'Israël habitant le royaume de Juda, devenu la Judée, en terre d'Israël (à ne pas confondre avec l'État d'Israël).
Il s'agit de la première des religions abrahamiques, fondée sur la Loi mosaïque, les écrits prophétiques et les quelques autres Écrits, collectivement appelés Tanakh ou Bible hébraïque.
Israël honore YHWH, Elohim au Nom ineffable, Un, Unique, omniscient, omnipotent, juste, charitable, miséricordieux, transcendant, ayant créé le monde, et continuant de S'impliquer dans sa destinée, contrairement au Dieu abstrait des philosophes. Il le démontre en faisant sortir les Enfants d'Israël d'Égypte.
C'est en Lui que croient également les chrétiens et les musulmans.

Le judaïsme se distingue de ces deux religions par la croyance que le Messie n'est jamais venu et reste à venir.
Deux courants, contenant chacun leurs sous-courants théologiques, existent actuellement dans le judaïsme :
le judaïsme rabbinique est majoritaire. Basé sur le Tanakh, la Loi écrite, mais aussi sur l'exégèse, la Loi orale, contemporaine du don de la Torah, sans laquelle le Tanakh ne peut être compris.
le judaïsme karaïte, minoritaire, ne se base que sur la Miqra (c'est-à-dire le Tanakh).

Le judaïsme s'appuie sur quelques croyances expressément statuées dans la Torah, comme l'existence de Dieu ou la création du monde ex nihilo,qu'il est "hérétique" de remettre en question. Toutefois, hormis celles-là, aucune croyance n'a pris le statut de credo, dogme, liste ou "catéchisme", afin de ne pas figer le judaïsme dans des principes "a minima" sclérosants. De plus, le judaïsme n'étant pas centralisé sous l'égide d'une autorité universellement reconnue, comme le Pape dans le Catholicisme, aucune n'est acceptée par tous.

Cependant, si au temps de Flavius Josèphe, les pratiques et les traditions (dont la circoncision) étaient plus importantes que les concepts religieux, il a fallu au Moyen Âge développer depuis des axiomes afin de distinguer et sauvegarder le judaïsme lors des controverses avec d'autres monothéismes, à savoir le christianisme ou de l'islam. La formulation la plus connue (mais sûrement pas la seule) est l'énoncé des 13 articles de foi de Maïmonide:
Dieu Est.
Dieu est Un; il n'y a d'autre unité que la Sienne.
Dieu est incorporel.
Dieu est Eternel (et antérieur au monde).
Seul Dieu doit être honoré.
La Révélation a eu lieu au travers des prophètes de Dieu.
La prééminence de Moïse au sein des prophètes.
La Loi de Dieu a été donnée sur le mont Sinaï.
La Loi de Dieu est immuable.
Dieu a la prescience de toutes les actions humaines (ce qui ne contredit pas qu'Il ait donné à l'homme le libre arbitre).
Récompense des bonnes actions et châtiment des mauvaises.
La venue du Messie.
La résurrection des morts.

L'ETAT D'ISRAEL

L'Hébreu est un descendant d'Eber. Les Hébreux sont peut-être identifiés aux Apirou, Habiru dans les tablettes de Tell Amarna.
On peut être Hébreu sans être Juif : c'est le cas de Terah, Loth, Ismaël, et même Abraham (le terme "juif" n'existe pas à leur époque). On peut aussi être Juif sans être Hébreu : c'est le cas des convertis au judaïsme.

L'Israélite est un descendant, biologique (pour autant qu'il ait maintenu ses croyances) ou spirituel, du patriarche Jacob qui, après avoir vaincu un ange, reçut le nom d'Israël.

Les Juifs descendent des Israélites du royaume de Juda. Le terme "judéen" a progressivement donné le terme "juif". Toutefois, la majorité des Israélites n'habitaient pas Juda, et ne se conformaient pas au judaïsme.
Les Samaritains, bien que d'ascendance israélite, n'ont pas été reconnus comme tels par les Judéens revenant de l'exil babylonien, et ont dû centraliser leur culte sur le Mont Garizim.
Leur Bible est légèrement différente, et ils n'incluent ni les Prophètes ni les Autres Ecrits dans leur canon. Il s'agit donc d'une communauté parente, mais pas d'une communauté juive.
En revanche, ils sont Israélites, et certains sont Israéliens.

L'Israélien est un citoyen de l'État d'Israël.
Être Israélien est une question de passeport, non de religion ou d'appartenance ethnique.
Bien qu'Israël abrite la plus grande communauté juive du monde, selon un recensement effectué en 2006, on peut être Juif sans être Israélien, ce qui est le cas de tous les Juifs vivant hors d'Israël (à l'exception des ressortissants israéliens, etc.).
On peut être Israélien sans être Juif, puisqu'il y a des Israéliens chrétiens, musulmans, et même depuis peu agnostiques. On peut enfin être Juif et vivre à Méa Shéarim, sur la terre d'Israël, en refusant la nationalité israélienne.

Le Juif est donc un "Judéen", c'est-à-dire un descendant des Hébreux et appartenant au peuple juif, c'est aussi le religieux : religion et peuple étant lié.
Si c'est un converti on parlera uniquement en terme religieux, la religion du judaisme comme celle de l'Islam ou du Bouddhisme. Israélite par hérédité ou par adoption, vivant selon les lois, coutumes et croyances du royaume de Judée, dont la capitale était Jérusalem.

La place d'Israël dans le judaïsme
La terre d'Israël est appelée dans la tradition juive "Terre Sainte" (Erets Ha-Qodesh). Des commandements spéciaux s'y rapportent tels que celui d'y habiter ou d'y respecter l'année sabbatique (jachère de la terre tous les sept ans et jubilé tous les cinquante ans).
Le souhait du retour à une souveraineté juive sur Eretz Israel est une constante de la pensée juive, mais quelques-uns enseignent que cela serait assimilé à une tentative de rapprocher la venue du Messie qui ne peut venir que de Dieu.
Une ferveur particulière entoure Jérusalem, capitale fondée par le roi David, où se situait le Temple de Salomon, sur le Mont du Temple et où siégeait le Sanhédrin.
Parmi les autres villes saintes (on ne peut enterrer de morts dans leur enceinte):
Hébron (Hevron) : y est situé le tombeau des Patriarches (Genèse, 23, 19)
Tibériade (Tvéria) : de nombreux rabbins y sont enterrés.
Tsfat : C'est la ville de la Kabbale. A l'heure actuelle, on y trouve de nombreuses écoles talmudiques spécialisées dans l'étude de la kabbale.

ISRAEL AUJOURD'HUI
Avec près de 7 millions d'habitants Israël bénéficie aujourd'hui d'une très forte croissance de la population depuis 10 ans.
L'immigration à été très forte dans les années 90, notamment à cause de la dégradation des conditions de vie dans les pays de l'ex-URSS.
Les personnes de confession juive ont émmigré en masse à cette occasion. On compte environ 1 200 000 immigrés d'origine Russe.

Le pays, peu étendu et en partie désertique, réussit l'exploit de nourrir sa population et d'être l'une des zones les plus riches du Moyen-Orient.
Cette richesse est en partie dûe à l'aide inconditionnelle des Etats-Unis, principalement militaire, et frappe par son opposition avec le dénuement et l'extrème pauvreté de la Palestine, qu'Israël occupe militairement depuis 1967. Cette occupation est illégale d'après l'ONU.

La guerre civile qui oppose les deux camps est au centre des discussion diplomatiques mondiales depuis de nombreuses années.
Israël ne respecte pas les résolutions de l'ONU à son encontre, mais l'ONU n'a pas envoyé de troupes rétablir la situation.
Sa politique d'extrème droite mène le pays à perpétrer des assassinats politiques au mépris du droit international, ainsi que des massacres de populations civiles, dont beaucoup d'enfants.
De leur côté, de nombreux palestiniens sont prêts à mourir dans des attentats suicides, dénoncés par la communauté internationale, pour libérer leur pays.
Dans ces conditions, chacun se renvoi la balle, et la paix n'avance pas.
A l'été 2005, Israël a décidé d'évacuer la zone de Gaza, en Palestine, ce qui va dans le bon sens vers la paix, mais n'est pas suffisant.







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