miroirs-La Résistance
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MIROIRS - LA RESISTANCE


La Collaboration d'État en France

Régime de Vichy et Collaboration policière sous le régime de Vichy.
La collaboration d'État est l'aide apportée à l'Allemagne nazie par le gouvernement de Vichy et l'administration française en zone occupée. Cette aide se situe principalement sur les plans économiques (les frais d'occupation), policiers (lutte contre la résistance, livraison d'Allemands antinazis exilés en France, etc.), racial (recensement, arrestation et déportation des juifs) et militaire (accord Darlan, LVF, Waffen-SS français, etc.).

La collaboration fut lancée médiatiquement à la suite de la rencontre de Pétain et d'Hitler à Montoire-sur-le-Loir, le 24 octobre 1940, avec sa fameuse poignée de mains de Montoire. L'argument donné ultérieurement par Pétain à son procès est qu'il cherchait à obtenir des allègements au régime d'occupation, en particulier le retour le plus rapide des prisonniers de guerre français.

En réalité, l'objectif était beaucoup plus ambitieux : Vichy parie d'emblée sur la victoire allemande, et ambitionne de devenir le partenaire privilégié de Adolf Hitler dans une Europe durablement nazie.
L'Etat français, pour démontrer sa bonne volonté, a recherché la collaboration et fréquemment anticipé ou surenchéri sur les demandes allemandes. Son illusion était grande que Adolf Hitler veuille faire de la France autre chose qu'un vassal taillable et exploitable à merci. Quant aux concessions obtenues en échange de la collaboration, elles furent pour le moins très limitées, le fardeau de l'Occupation ne cessant de s'alourdir jusqu'au bout.
Ainsi, en échange du départ de 600 000 à 650 000 jeunes travailleurs au STO, Pétain et Laval obtinrent le retour de moins de 100 000 prisonniers pour la plupart âgés et malades, dont une majorité aurait sans doute été rapatriée de toute façon.

Parmi les collaborationnistes qui ont participé aux différents gouvernements de Vichy ou lui ont apporté leur soutien, on peut cîter Fernand de Brinon, admirateur du IIIe Reich dès avant-guerre, est ainsi le délégué général de Vichy en Zone Nord de 1941 à 1944.
On peut citer aussi Jacques Benoist-Méchin, principal conseiller de Darlan pour les négociations avec Hitler (1941-1942), Gaston Bruneton, chargé de l'action sociale auprès des travailleurs (volontaires et forcés) Français en Allemagne en étroite collaboration avec le D.A.F. (Front Allemand du Travail), Jean Bichelonne, maître-d'œuvre du Service du Travail Obligatoire, ministre de la production industrielle puis des transports, ou l'académicien Abel Bonnard dit "Gestapette", promu à l'Education Nationale en 1942.
En 1944, les fascistes et collaborationnistes convaincus Joseph Darnand, Philippe Henriot et Marcel Déat entrent au gouvernement sous la pression allemande.

Si de nombreux collaborationnistes parisiens méprisent ouvertement le régime de Vichy qu'ils jugent trop réactionnaire et pas assez engagé dans l'alliance avec le IIIe Reich, d'autres se proclament inconditionnels du Maréchal Pétain, à commencer par Darnand.
Jacques Doriot, chef du PPF, se présenta jusqu'à fin 1941 comme "un homme du Maréchal". Pierre Laval, la plus importante personnalité à Vichy après Pétain, entretenait des relations politiques très étroites avec Déat et Darnand, et prit en personne la tête de la Milice française, organisation collaborationniste très violente et jusqu'au boutiste, supplétive de la Gestapo.

Collaboration d'État à la Shoah
Articles détaillés : Chronologie de la collaboration de Vichy dans le génocide des Juifs, Shoah et Le Régime de Vichy accorda son soutien au régime nazi particulièrement au travers de l'expulsion et de la spoliation des biens (aryanisation), associée à la déportation de Juifs étrangers puis français. Sur les 76 000 Juifs déportés de France, dont 50 000 étaient des Juifs étrangers, 80% ont été arrêtés par la police française, selon les calculs de Serge Klarsfeld. La Milice française a aussi participé à l'arrestation des 25 000 Juifs français déportés.
Bien que le port de l'étoile jaune n'eût jamais été instauré en zone libre, l'État français y fit aposer le tampon "Juif" sur les papiers d'identité, et ne protesta pas non plus contre la mesure prise en zone nord. En application des accords policiers Oberg-Bousquet de mai 1942, c'est la police française qui a assuré seule la rafle du vel' d'Hiv à Paris, aucun Allemand ne participant techniquement à l'opération. Les personnes raflées furent dirigées vers des camps, dont Drancy, où la surveillance était assurée par la gendarmerie française. Le 26 août 1942, René Bousquet organisa la rafle et la déportation de 10 000 Juifs étrangers de zone libre : la France est le seul pays d'Europe d'où des Juifs ont été livrés aux nazis en l'absence de troupes allemandes.

La collaboration policière
Le gouvernement de Vichy fut le principal acteur de la collaboration lorsque son vice-président, l'amiral Darlan, signa avec l'ambassadeur Otto Abetz les trois protocoles de Paris du 28 mai 1941.
Ces textes, qui instituèrent une collaboration militaire entre les forces armées allemandes et françaises (Protocole I pour la Syrie-Liban, Protocole II, pour Bizerte et la Tunisie, Protocole III, pour l'A.O.F. et l'A.E.F., et protocole complémentaire, sur les moyens demandés par l'État français pour combattre toute riposte alliée) furent personnellement approuvés par Pétain dans son télégramme du 15 mai 1941 au général Dentz, haut commissaire en Syrie. Ces dispositions furent appliquées totalement en Syrie-Liban et partiellement en Afrique du Nord par la livraison à l'ennemi de pièces d'artillerie lourde et de munitions, que celui-ci allait pouvoir utiliser contre les soldats français à Bir Hakeim puis pendant la campagne de Tunisie.

La Milice
La Milice, qui joua un rôle de force supplétive de l'armée allemande, par exemple lors de l'écrasement du maquis du Vercors en 1944, fût créée par le régime de Vichy le 30 janvier 1943. Elle est officiellement présidée par le chef du gouvernement, Pierre Laval

Par Wikipédia










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