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LE MARIAGE - LE MARIAGE AUJOURD'HUI - MARIAGE EN BLANC


"Le mariage, tel que le catholicisme l'institue, n'est pas autre chose qu'une couture au coeur humain, proprement faite."-Victor Hugo

L'institution est très ancienne. Elle est d'origine religieuse, en raison du caractère théocratique des premières sociétés organisées. Chez les Grecs, le mariage a pour principale fonction de perpétuer la famille ; la femme est sous l'étroite sujétion de l'époux, qui en est le véritable propriétaire. Dans la Rome antique, le connubium est un privilège des citoyens, soucieux de ne pas mélanger les castes.

Le christianisme va mettre en relief le sacrement du mariage, qu'il répute indissoluble. Le consentement y tient un rôle prépondérant. En France, avant la Révolution française, le mariage est un acte essentiellement religieux, consigné sur les registres paroissiaux.
Dans les sociétés médiévales, puis modernes, le mariage participe à la reproduction des classes sociales et à la délimitation de celles-ci, tout mariage dans un groupe inférieur constituant une mésalliance qui affecte durablement les diverses parties prenantes.

En 1804, dans le Code civil, il devient un contrat civil, indépendant de la bénédiction nuptiale : il est donc laïcisé. De très nombreuses lois ont, surtout au XXe siècle, modifié les articles du code qui le régissent. La plupart de ces réformes ont simplifié les conditions et formalités requises pour la célébration.
Mais la liberté des mœurs a, aujourd'hui, pour conséquence une relative défaveur du mariage. Bien que la force du lien matrimonial ait été tempérée par l'admission du divorce - lui-même réformé dans un sens libéral -, l'union libre est plus fréquente qu'autrefois. Le mariage reste cependant une institution essentielle des sociétés contemporaines.
Acte civil, le mariage, dans les sociétés modernes, fonde la famille légitime, longtemps considérée comme la seule famille au sens juridique du terme.

LE MARIAGE AUJOURD'HUI
Il y a eu 285.400 mariages en France en 1999 contre 334 400 en 1980 soit une chute de 14,5%. Depuis 72, il a chuté de 45%. Le regain des mariages constaté en 2000 a été confirmé en 2001 puisque 303 500 unions ont été célébrées. Ce n'est donc pas seulement l'effet "An 2000".

- Le nombre de mariages a brusquement crû de 10% en 1996 et se stabilise depuis. Après avoir partagé avec la Suède le plus faible taux européen, la France retrouve un niveau plus proche de la moyenne européenne.

- Aujourd'hui, le mariage consacre moins la formation d'un couple que la transformation d'un couple non marié en couple marié. - 1 couple sur 6 est non marié.
- Il y a en France 30 000 mariages "mixtes" et 6000 mariages entre étrangers. Au total, 8% des nouveaux mariés sont étrangers alors que 6% de la population est de nationalité étrangère.
Traditionnellement, on se marie plus dans les communes rurales et dans les petites villes.

Le taux de nuptialité en France est passée de 4.4 en 1993 (le plus bas du siècle) à 4.9 en 1999. Pour comparaison, le taux de nuptialité est de 8.9 aux Etats-Unis.

L'âge moyen du premier mariage a reculé de 6 ans depuis 1970.
Femmes : de 23 ans en 1980 à 27.7 en 1999.
Hommes : de 25 ans en 1980 à 30 en 1999.
A 35 ans plus d'une femme sur 4 ne s'est jamais mariée.

Stabilisation du nombre des divorces, après une multiplication par quatre entre 1960 et 1995 .Depuis 1980, les divorces ont augmenté de 25%. Aujourd'hui on note 2 divorces pour 5 mariages(Francoscopie, 2000)
-9 couples sur 10 commencent leurs vie commune sans passer devant le Maire.
-60% des couples qui se marient vivent déjà ensemble alors qu'ils étaient que 8% entre 1960 et 1969
Mais le mariage reste néanmoins le modèle dominant de la vie de couples : 88,5% des couples étaient mariés en 1995.(INSEE)
Moins d'un couple sur deux se marie à l'église.

Mariage ou union libre ?
Le nombre de couples non mariés continue d'augmenter : 2,4 millions en 1998 contre 1,5 millions en 1990, soit près d'un couple sur six. Autre chiffre significatif : plus de la moitié des premières naissances (53%) ont lieu hors mariage.

Pourquoi se marie-t-on ?
Selon une étude du centre de sociologie de la famille datant de 1998 :
80% des femmes se marient pour lui prouver son amour
57% pour fonder une famille
33% par convictions religieuses
26% pour faire plaisir à la famille

Le Pacte Civil de Solidarité
Selon le Ministère de la Justice, plus de 19054 pacs ont été enregistrés entre le 16 novembre 1999 et le 30 juin 2000.
L'Ile de France en détient le nombre le plus élevé. (Grande majorité de pacs homosexuels).
274 000 mariages ont été célébrés en 2006, un peu moins qu'en 2005.

Selon une étude de l’INSEE (1) réalisée à partir de l'exploitation des fichiers statistiques d'état civil, 274.000 mariages ont été célébrés en 2006, soit 9.100 de moins qu'en 2005. La hausse de 2005 apparaît donc comme une exception et la diminution observée entre 2001 et 2004 reprend. Le nombre de mariages est à son plus bas niveau depuis 1995. Dans huit mariages sur dix, les deux époux se marient pour la première fois mais cette proportion continue de reculer au profit des remariages.
Les mariages ont toujours lieu de plus en plus tard. En 2006, une femme se marie en moyenne pour la première fois à 30 ans et un homme à 32,2 ans. La progression est rapide: en dix ans, l'âge moyen au premier mariage a progressé de 2,6 ans pour les femmes et de 2,8 ans pour les hommes.
Dans huit mariages sur dix, les deux époux se marient pour la première fois mais cette proportion continue de reculer au profit des remariages. Les mariages ont toujours lieu de plus en plus tard. En 2006, une femme se marie pour la première fois à 30 ans ; un homme à 32,2 ans. La progression est rapide : il y a dix ans, c'était 2,6 ans (respectivement 2,8 ans) plus tôt.
Les pactes civils de solidarité sont toujours plus nombreux (tableau 85-86). En 2006, 77 400 pacs ont été conclus, 28 % de plus qu'en 2005. La progression est moins importante qu'en 2005 où elle avait atteint 50 % mais est du même ordre que les années précédentes. Au total, depuis leur création en novembre 1999, 282 900 pacs ont été contractés. Le nombre de dissolutions augmente également. Il est de 9 600 en 2006, soit 10 % de plus qu'en 2005. 36 300 pacs ont été dissous depuis 1999, soit 12,8 % des pactes contractés.
Après une forte progression des divorces en 2005, due à la mise en oeuvre de la nouvelle procédure de divorce par consentement mutuel, ceux-ci enregistrent une baisse de 10,4 % en 2006 où 139 100 divorces ont été prononcés contre 155 300 l'année précédente (tableau 26). Par rapport à 2004, le chiffre est en augmentation de 3,4 %. L'indicateur conjoncturel de divortialité s'établit à 47 divorces pour 100 mariages, soit une baisse de 5 points par rapport à 2005 et une hausse de 2 points par rapport à 2004 (tableau 29).
C'est entre la troisième et la sixième année de mariage que le risque de divorce est le plus élevé. En France métropolitaine, 10,7 % des mariages célébrés en 2001 ont donné lieu à un divorce dans les cinq années qui ont suivi (tableau 30). Si 12 % des mariages de 1976 ont été suivis d'un divorce avant leur dixième anniversaire de mariage, c'est le cas de 18 % des mariages célébrés en 1996.


MARIAGES
envoyé par E-Mosaique



Mariages avec enfants
On se marie avec enfants- 1/3 des mariages concernent des couples qui ont déjà des enfants (on appelle ça "régulariser"). - Plus de la moitié des premières naissances ont lieu hors mariage. - 112 000 enfants ont assisté au mariage de leurs parents en 1996.
On se marie plus tard L'âge moyen au premier mariage a nettement augmenté 28 ans pour les femmes, 30 pour les hommes. La majorité des mariages ne se célèbre pas à l'Eglise. (44% des mariages devant un prêtre). Mais il ne semble pas que nos statistiques prennent en compte les rituels de mariages des autres religions autres que chrétiennes.

Où rencontrer sa future moitié ?16% des couples aujourd'hui mariés se sont rencontrés dans un bal (eh oui !)
13% dans un lieu public
12% au travail
9% chez des particuliers (un dîner chez des amis, par exemple)
8% dans une association
7% lors d'une fête
5% à l'occasion d'une sortie ou d'un spectacle
5% sur un lieu de vacances
Source : Ined /Francoscopie

MARIAGE EN BLANC
L’enjeu du mariage dépasse le seul couple, il engage la permanence du corps social. L’influence du mode de vie occidental, qui s’accroît dans la seconde moitié du XXe siècle, et l’uniformisation culturelle qui en découle sont en passe de s’imposer aux dépens de toute autre forme de société.

Presque partout la couleur du mariage est désormais le blanc, couleur de la robe que porte la mariée, la tenue vestimentaire du marié n’étant pas aussi strictement définie. Mais cette coutume quasi universelle est récente. Apparue en Europe à la fin du XVIIe siècle, elle conquiert le milieu urbain au XIXe siècle pour triompher de la diversité des costumes régionaux après la Première Guerre mondiale.

L’iconographie et les textes n’abondent pas en renseignements concernant les costumes de noce européens portés avant le XIXe siècle; néanmoins, ils nous apprennent que les noces ne nécessitaient pas alors de vêtements distinctifs: à cette occasion, les mariés et leurs invités étrennaient de nouveaux habits, destinés à être portés ultérieurement; la robe de la mariée - elle portait alors tous ses bijoux - était richement ornée.
À partir de 1750 sont mentionnées de plus en plus souvent, dans les milieux aristocratiques et bourgeois, des robes où domine le blanc, décorées de broderies florales or ou argent; elles concurrencent alors les robes aux couleurs vives.
Un pas décisif est franchi quand la mode néo-classique impose le goût du blanc en toute circonstance, en imitation de la simplicité antique. Dès lors, les grands mariages, ceux qui donnent le ton et qui sont décrits par les gazettes, se font toujours en blanc: la mariée est vêtue de la robe blanche et du voile, et la forme du costume, avec traîne, copie celle de la robe de cour. Le mariage de la reine Victoria (1840) puis celui de l’impératrice Eugénie (1853) officialisent cette toilette.

La croissance économique et une certaine aisance financière permettent, à l’époque, de faire du mariage le plus grand événement familial, voire mondain. La splendeur de la robe de la mariée ainsi que sa corbeille révèlent la position sociale des deux familles liées par la cérémonie. La robe est définitivement blanche, impossible de la confondre avec une robe destinée à d’autres usages: c’est la robe d’un seul jour.
Si elle se conforme toujours à la mode par sa coupe et son style, le décolleté immodeste est banni, les manches sont longues, la traîne imposante, et le voile de rigueur est si possible ancien, transmis par la famille de génération en génération. Les garnitures de fleurs d’oranger et le bouquet complètent l’ensemble. Venus de France, ils s’imposent en Angleterre, au détriment des roses et des branches de romarin, puis dans le Nouveau Monde. L’influence de la mode française et de la haute couture naissante ont fait le reste, imposant un modèle unique qui n’a guère varié jusqu’à nos jours.

Parallèlement à l’apparition de ce nouveau costume circonstanciel, adopté d’abord par les citadins, le costume régional en France vit un âge d’or, avant sa disparition définitive au XXe siècle. Les cérémonies du mariage sont l’un des moments forts dans la vie de la communauté; le rituel organisé de l’échange de cadeaux, bijoux et vêtements traduit le passage du célibat au nouvel état.
En Bretagne, les fiancés s’offrent croix, cœurs, scapulaires ou épingles de pardon. En Bretagne encore et dans d’autres régions, le rouge et les broderies éclatantes sont les couleurs de la fête et de la joie. L’anneau d’or porté constamment à l’annulaire ne se généralise que dans la seconde moitié du siècle: auparavant, l’alliance n’est guère portée, comme le confirme l’iconographie.

Au XIXe siècle, c’est par le voile que le blanc s’introduit dans les campagnes, voile réutilisé lors du baptême du nouveau-né. Se marier en blanc était réputé porter malheur: le costume s’inscrit en effet dans un rituel, et tout changement ne peut être que graduel.
Pourtant, dans les pays catholiques, le blanc profite du culte marial de l’Immaculée Conception instauré par le pape Pie IX; et dans le domaine profane de la mode, sa prédominance n’est plus remise en cause. La diffusion universelle de la robe de mariée blanche est parallèle au déclin du costume traditionnel.

Le blanc comme symbole de la pureté s’impose avec le modèle du mariage chrétien, même lorsque l’élément religieux en est absent. Les Chinois, qui se mariaient en rouge, les Japonais, les Africains, les Russes et d’autres encore, même dans le monde musulman l’ont aussi adopté.
Article : Encyclopédie Universalis




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voir également : le coût du mariage, Oikonomia ; -reportage photos, journée de mariages à Evry, Mosaïque91






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