l'Hypertension
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Un des problèmes est que l'hypertension ne se voit pas, ne se sent pas. Aujourd'hui 42 % des 35-55 ans ignorent les chiffres de leur tension.

L'HYPERTENSION
C'est en mesurant sa pression artérielle que l'on peut savoir s'il existe une hypertension.
Celle-ci ne s'accompagnant pas toujours de symptômes particuliers, un dépistage systématique et une mesure régulière devraient être la règle. Un des problèmes est que l'hypertension ne se voit pas, ne se sent pas. Aujourd'hui 42 % des 35-55 ans ignorent les chiffres de leur tension.

UN FLEAU
L'hypertension artérielle touche aujourd'hui un quart de la population mondiale. En France, sur 14,4 millions d'hypertendus, seuls près de 8 millions de sujets sont traités.
70 % des hypertendus ont plus de 60 ans.
Deux raisons essentielles expliquent ce phénomène : le vieillissement de la population (la pression artérielle s'élève avec l'âge), et le surpoids et la sédentarisation chez les sujets d'âge moyen ou très jeunes.
Souvent c'est la conjugaison de l'ensemble des facteurs qui entraîne le phénomène d'hypertension (prise de poids, sédentarisation, alimentation salée et grasse, alcool, hérédité, niveau initial de la tension).

LES CONSEQUENCES
L'hypertension favorise la survenue d'attaques cérébrales, d'insuffisance cardiaque, rénale ou d'infarctus du myocarde.
Ses dégâts se font à bas bruit, au quotidien, au niveau de ses " organes cibles " qui sont le système artériel en général et les organes perfusés par ces artères (rein, cœur, cerveau, yeux). Une pression sanguine trop basse est aussi dangereuse pour la santé qu'une pression trop élevée. Les vertiges peuvent entraîner des situations très dangereuses.

LA PRESSION ARTERIELLE
La pression artérielle est une force hémodynamique potentielle entretenue dans le système artériel par la contraction du cœur.
Or le fonctionnement de la pompe cardiaque est phasique, puisque la phase d'éjection (systole) et la phase de remplissage (diastole) se succèdent tour à tour.
Le signal artériel de la force de pression sera donc pulsatile : un pic systolique de contrainte autour de 130 mmHg et un minimum diastolique de 75 mmHg en sont les valeurs physiologiques.
À partir de la courbe de révolution cyclique de la pression, on définit la pression artérielle moyenne comme la pression diastolique augmentée des deux tiers de la pression différentielle systolo-diastolique. Le gradient différentiel systolo-diastolique de pression est essentiellement fonction de la rigidité artérielle.
Plus les vaisseaux sont rigides, plus la pression différentielle s'élargit pour la même pression moyenne. Ce phénomène est très lié au vieillissement et à la perte des propriétés d'élasticité de la paroi vasculaire.
© Encyclopædia Universalis 2005, tous droits réservés

La pression artérielle (PA) s'exprime en millimètre de mercure (mmHG), mais le langage courant utilise le centimètre de mercure : une pression de 144-82 mmHg est ainsi souvent exprimé par " 14-8 ".

L'hypertension s'élève naturellement avec l'âge. Les moyennes retenues par l'Organisation Mondiales de la Santé sont les suivantes :
Tension normale (100-139) et (60-89) ;
Légère hypertension (140-159) et (90-99) ;
Hypertension moyenne (160-179) et (100-109).

MESURER LA PRESSION
Il est recommandé de faire mesurer correctement sa pression artérielle à partir de 40 ans.
Les meilleurs endroits sont chez son médecin ou dans le cadre de la médecine de travail.

Si cette mesure se fait avec un appareil d'auto mesure tensionnelle il faut utiliser la règle de trois (trois mesures le matin à quelques minutes d'intervalle), trois le soir et trois jours de suite, et ceci toujours au calme, assis, avec l'appareil validé posé en face de soi.
C'est la moyenne de ces 18 chiffres qui déterminera votre tension réelle.

ATTENTION
Ne jamais prendre de mesures thérapeutiques sur la base des mesures prises par vous-même. Consultez toujours avant votre médecin.



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