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Le 12 avril 2003, le oui a remporté une victoire encore plus large que prévue avec 83,8% des voix. Le résultat ne doit pourtant pas faire oublier que, pour ce référendum historique, moins d’un hongrois sur deux est allé voter !

Le carton rouge décerné par Bruxelles à la Hongrie pour la lenteur des « réformes » en matière agricole et le non-respect des normes sanitaires agroalimentaires n’est sans doute pas étranger à la tiédeur des Hongrois vis à vis de l’Union.

L’UE qui demande également à Budapest le verrouillage de quelques 1026 km de frontières au-delà desquelles vivent tout de même 2 230 000 hongrois.


La Hongrie en bref (données 2003), capitale BUDAPEST, population 10 150 000 hab, superficie 93030 km/², densité 107,5 hab./km², taux d’urbanisation : 64%, 1,950 millions de hongrois vivent à Budapest. Les cinq autres plus grandes villes du pays ont une population comprise entre 130 000 et 200 000 hab.
PIB 67 millions d’euros, PIB/hab. 8200 € (moyenne européenne des 15 : 23180 €). Taux de croissance 3,8% (moyenne européenne des 15 : 1,5%). Taux de chômage 5,7% (moyenne européenne des 15 : 7,4%). Taux d’inflation 4,7% (moyenne européenne des 15 : 2,3%). Monnaie : Forint - Abréviation internationale (HUF) - 1€ = 245 HUF. Régime politique : République parlementaire.
Langue officielle : Hongrois (langue issue de la famille ouralienne comme le lapon, le finnois et l’estonien), le hongrois qui s’écrit avec l’alphabet latin a subi des influences turques, slaves et allemandes. Groupe majoritaire : Hongrois 89,9% Groupes minoritaires : Roms 4%, Allemands 2,6%, Serbes 2%, Slovaques 0,8%, Roumains 0,7%.
Religions : La religion la plus importante en Hongrie est le catholicisme (67,5%) mais on compte aussi une minorité calviniste non négligeable (20%) ainsi que 5% de luthériens. Les juifs très implantés avant guerre ne représentent plus que 0,2%.


LES HONGROIS DE L'EXTERIEUR
Comme dans tous les pays d’Europe Centrale, beaucoup de Hongrois ont émigré à l’étranger toutefois la Hongrie possède en la matière une particularité qui lui est propre. En 1920 suite au traité de Versailles, l’empire Austro-Hongrois est démantelé, la Hongrie est amputée des deux tiers de son territoire et du quart de sa population.
Aujourd’hui encore, 1,7 millions de Hongrois vivent en Roumanie principalement en Transylvanie, 350 000 en Yougoslavie notamment dans la province de Voïdovine, 160 000 en Ukraine et 22 000 en Croatie.
Pour les 600 000 Hongrois de Slovaquie et les 60 000 d’Autriche, l’appartenance à la communauté européenne est vécue comme un soulagement après des années difficiles.


SANTE
Avec 75 ans pour les femmes et 66 ans pour les hommes, l’espérance de vie des Hongrois est 10% inférieure à celle de la moyenne de l’Europe des 15. Pourtant, le niveau de soins est toujours ici d’une grande qualité et le taux de vaccination parmi les plus élevés du monde.
Il n’en demeure pas moins que l’apparition d’une grande pauvreté et l’exclusion d’une partie de la population (les Roms) suffisent à expliquer ces mauvais résultats.
Les responsables hongrois de la santé préfèrent quant à eux accuser le tabagisme et l’alcoolisme qui atteignent des consommations parfois élevées. Rappelons que l’OMS a bien défini l’abus d’alcool et de tabac comme une résultante de la grande pauvreté.
Les experts hongrois de la santé ont également tendance à oublier les effets de la pollution principalement perceptible dans les quartiers défavorisés.


ECONOMIE
La Hongrie s’est très profondément transformée en 15 ans. Pourtant, sans céder à « l’Ostalgie » qu’on observe en Allemagne, nombreux sont les Hongrois qui ressentent de l’amertume et de l’inquiétude face à l’avenir.
Bien qu le pays soit petit, certaines régions sont plus mal loties que d’autres notamment celles frontalières de l’Ukraine, de la Roumanie et de la Serbie. A Ozd par exemple, petite ville de 40 000 hab. proche de la frontière slovaque, les aciéries ont fermé il y a 10 ans. Depuis, rien n’est venu replacer l’activité disparue.

Les plans d’austérité imposés pour entrer dans l’Union Européenne ont creusé un fossé au sein de la population. Pendant longtemps, les libéraux ont eu les pleins pouvoirs et l’appui d’une population bien mal récompensée de son soutien. Le salaire moyen est ici de 300 €.
Le virage libéral négocié par la Hongrie des années 1990 n’a pas mis fin aux échanges avec la les pays de la CEI, la Russie restant le 1er partenaire économique de Budapest.

La Hongrie n’a pas achevé la mise en place de l’agence chargée de gérer les aides agricoles communautaires, l’ouverture du marché européen au 01/05/04 n’en sera que plus douloureux pour les milliers de petites exploitations familiales que compte le pays.
Une forte population vivant hors des frontières, une situation géographique centrale en Europe, des atouts naturels comme le Balaton, culturels comme Budapest ou sportifs comme le grand prix de Hongrie font du tourisme une activité économique en forte croissance. Malheureusement, là encore on constate de très fortes disparités régionales.

TZIGANES (OU ROMS)
Une des plus grandes communautés tziganes d’Europe vit en Hongrie. Comme partout ailleurs en Europe de l’Est, les Roms sont victimes de discrimination et, il faut bien le reconnaître de racisme. Même si la situation des Roms de Hongrie n’est pas la pire, leur sort est pourtant loin d’être enviable.
C’est dans les domaines de l’éducation, de l’accès à l’emploi au logement et aux services publics que les discriminations les plus graves ont été observées.
Il s’agit bien souvent d’abus commis par des autorités locales (avec parfois aussi l’appui bienveillant des populations non roms).




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