miroirs-Biographie de Dalaï Lama
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MIROIRS - LE DALAI LAMA
POINTS DE VUE-LE TIBET

Le dalaï lama (tibétain : Wylie : tala'i blama) est reconnu par les Tibétains comme le plus haut chef spirituel du Tibet et il est devenu le chef temporel du gouvernement du Tibet depuis le XVIIe siècle jusqu'à la première moitié du XXe siècle, puis chef du gouvernement tibétain en exil encore à ce jour.

Dalaï Lama
En 1447, Gedun Drub (1391-1474), considéré rétrospectivement comme le premier dalaï lama, fonde le Monastère de Tashilhunpo à Shigatse, une des plus grandes Universités monastiques de l'Ecole Gelugpa. Les dalaï lamas suivants sont considérés comme ses réincarnations successives.

Biographie de Dalaï Lama, par EVENE
Chef politique et spirituel du peuple tibétain, le Dalaï Lama est, selon la religion bouddhique, l'incarnation du Bodhisattva. Tenzin Gatsyo, de son vrai nom Lhamo Dondump, est actuellement le quatorzième Dalaï Lama.
Il est déclaré Dalaï Lama à l'âge de trois ans et est le témoin de l'invasion de son pays par 'l' armée de libération' chinoise en décembre 1950. L'échec de la révolte de Lhassa, en 1959, contraint le Dalaï Lama et 80.000 Tibétains à l'exil en Inde.
Dès lors, Tenzin Gatsyo ne cesse de prôner de façon pacifique la libération de son pays, multipliant les conférences et les rencontres. Il est nommé prix Nobel de la paix en 1989 pour son action. Le Dalaï Lama est aujourd'hui réfugié à Dharamsala, siège du gouvernement tibétain dans l'Himalaya indien, d'où il attend le départ des autorités chinoises.

Le Dalaï Lama actuel
En 1949, Mao Tsé Toung, à la tête du parti communiste chinois, arrive au pouvoir en Chine et, niant les revendications d'indépendance du Tibet, notamment affirmées en 1913, y envoie des troupes militaires en 1950, officiellement pour " libérer " le Tibet de la présence étrangère.
C'est en 1950, à l'âge de quinze ans, que le dalaï lama devient chef d'État et du gouvernement tibétain. Il passe les neuf années qui suivent à la recherche d'une solution pacifique à la crise, avant d'être contraint de fuir en Inde, où il établit, à Dharamsala, un gouvernement tibétain en exil. Pendant la Révolution culturelle, la persécution de la population est à son comble.
Comme dans toute la Chine à cette période, les monastères sont détruits, moines et nonnes emprisonnés et torturés. Aujourd'hui encore, non seulement les Tibétains sont sévèrement réprimés et empêchés de s'exprimer, mais en plus, ils subissent la très forte pression d'une politique de colonisation. Si rien ne change, la culture tibétaine risque de disparaître d'ici 15 ans, affirme le Dalaï Lama9.

Depuis son exil en 1959, le Dalaï lama est dénoncé systématiquement par le gouvernement chinois qui le qualifie d'indépendantiste. Malgré cela, le Dalaï Lama persévère dans la voie de la non-violence et demande à la Chine de négocier pour aboutir à un compromis politique. Le 9 mars 1961, il lance un appel à l'Organisation des Nations unies en faveur d'une restauration de l'indépendance du Tibet. Puis, après l'ouverture de Deng Xiaoping qui déclara en 1979 qu'en dehors de l'indépendance tout était discutable, le Dalaï Lama ne demande plus qu'une autonomie réelle du Tibet au sein de la République populaire de Chine se basant sur la constitution chinoise. Si des discussions entre des émissaires du Dalaï Lama, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, avec des représentants du gouvernement chinois ont débuté en 2002, aucune négociation directe entre le Dalaï Lama, son gouvernement en exil et le gouvernement chinois n'a encore débuté.

Aujourd'hui en Chine, le culte bouddhiste tibétain de l'école Gelugpa est officiellement autorisé par le gouvernement central, même à Pékin dans le très ancien temple de Yonghe. Cependant, les moines tibétains sont contraints de dénoncer le Dalaï Lama. De nombreuses associations internationales dénoncent une répression de la religion au Tibet, comme l'illustre, par exemple, la détention en résidence surveillée du jeune Panchen Lama, Gedhun Choekyi Nyima, en 1995, la destruction en 2001 de l'institut bouddhiste de Serthar fondé par Khenpo Jigme Phuntsok mis en résidence surveillée et disparu dans des circonstances douteuses, ou encore la condamnation à une peine de prison à vie de Tenzin Delek Rinpoché en 2005.
La plupart des grands maîtres du Bouddhisme tibétain ont été contraints de s'exiler, comme l'ont illustré la fuite de Rigdzin Namkha Gyatso Rinpoché en 1998 et celle à la veille de l'an 2000 du 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje 11. Le 14e dalaï lama, Tenzin Gyatso, a reçu le soutien de nombreuses personnalités et institutions de par le monde pour sa lutte non-violente pour la liberté du Tibet.
Il a notamment reçu le Prix Nobel de la paix en 1989 et la Médaille d'or du Congrès des États-Unis le 17 octobre 200712. Personnalité exceptionnelle, il a rassemblé les Tibétains en exil.

Selon le 14e Dalai Lama, si le mouvement pour le Tibet a attiré un large soutien mondial, c'est en raison des principes universels que le peuple tibétain a incorporés dans sa lutte. Ces principes sont la non-violence, la démocratie, le dialogue, le compromis, le respect des préoccupations sincères des autres, et de notre environnement commun.

POINTS DE VUE

de Orlando de Rudder
Un espoir pour le Tibet?
Va t-il y avoir un mouvement de libération pour virer l'occupant chinois? On le souhaite. Mais l'autre fléau du Tibet peut en profiter.
Ce fléau bouddhiste, dénoncé déjà par Gedun Chompel e manifeste par un étrange revirement! Le Dalaï-Lama, dont l'idéologie ressemble à celle de JEan-Paul II, ne serait-ce qu'en matière d'homo phobie, d'angoisse devant la sexualité, etc. nous parle de non-violence!!! Je répète : Dalaï-Lama, dont l'idéologie ressemble à celle de Jean-Paul II, ne serait-ce qu'en matière d'homo phobie, d'angoisse devant la sexualité, etc nous parle de non-violence!!! Rien que cela doit vous avoir rempli d'hilarité! Le Tibet est, au départ un "royaume guerrier".
Comme dans beaucoup de société bouddhistes, mais comme chez les chrétiens aussi, cela cohabite fort bien avec des monastères. Généralement oppresseurs de paysans écrasés sous les fermages. Ce "royaume guerrier", oppressant les femmes encore plus qu'ailleurs et dont l'histoire a été falsifiée, est représentée par la cour, celle du Dalaï-Lama très... traditionnelle et ressemblant au panier de crabe historique des dirigeants tibétains dont les pratiques ne le cèdent en rien à celles des Borgia : assassinats, empoisonnements, intrigues, etc...

Ce pays, oppressé par le lamas, pratiquait les mutilation judiciaires, l'énucléation, même des enfants. Tuthpen Gyatso, dalaï-Lama d'avant la seconde guerre mondiale correspondait avec Hitler qu'il appelait son "frère" et les Allemands ont envoyé la fameuse mission Schrader qui rapporta un film inénarrable vantant la gloire du "royaume guerrier" et l'aspect impitoyable de ce pays militaire. On ne sait toujours pas la vérité à propos des cadavres de soldats tibétains qui auraient été découverts lors de la libération de Berlin.

Le mythe du Tibet Heureux a été inventé par des voyageurs Européens souvent mystiques ou même, il y en a, généreux. Hormis les ethnologues ayant étudié le terrain durant deux ou trois longues journées avant de publier des ouvrages de mille pages sur la sérénité tibétaine, nous avons la très partisane David Néel...
On peut aussi penser à Elle Maillart qui voyagea en compagnie de -tiens donc- Peter Fleming, grand écrivain anglais, frère de l'auteur des James Bond, mais aussi espion de sa gracieuse majesté venant repérer le terrain d'un endroit stratégique important. Ces gens ont créé le mythe du Tibet pacifique en ne voyant pas la torture, les prisons sordides, la tyrannie religieuse, l'oppression des femmes, les énucléations...

La CIA sponsor du Dalaï Lama

de JEAN-PAUL DESIMPELAERE
Patrick French, alors qu'il était directeur de la " Free Tibet Campaign " (Campagne pour l'indépendance du Tibet) en Angleterre, a été le premier à pouvoir consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il en a tiré des conclusions étonnantes.

Les Chinois ont-ils liquidé les Tibétains ?
Il en est arrivé à la conclusion que les preuves du génocide tibétain par les Chinois avaient été falsifiées et il a aussitôt donné sa démission en tant que directeur de la Campagne pour l'indépendance du Tibet (1).
Dans les années soixante, sous la direction du frère du Dalaï-Lama, Gyalo Thondrup, des témoignages furent collectés parmi les réfugiés tibétains en Inde. French constata que les chiffres des morts avaient été ajoutés en marge par après. Autre exemple, le même affrontement armé, narrée par cinq réfugiés différents, avait été comptabilisée cinq fois. Entre-temps, le chiffre de 1,2 million de tués par la faute des Chinois allait faire le tour du monde.
French affirme que ce n'est tout bonnement pas possible : tous les chiffres concernent des hommes. Et il n'y avait que 1,5 million de Tibétains mâles, à l'époque. Il n'y en aurait donc quasiment plus aujourd'hui. Depuis, la population a augmenté pour atteindre presque 6 millions d'habitants actuellement, soit presque deux fois plus qu'en 1954.
Chiffre donné et par le Dalaï-Lama et les autorités chinoises, étonnamment d'accord pour une fois.

Les observateurs internationaux (la Banque mondiale, l'Organisation mondiale de la santé) se rangent d'ailleurs derrière ces chiffres. N'empêche qu'aujourd'hui encore, le Dalaï-Lama continue à prétendre que 1,2 million de Tibétains sont morts de la faute des Chinois.

Le dalaï-lama est-il une sorte de pape du bouddhisme mondial ?
Ici, il convient de relativiser les choses. 6 % de la population mondiale est bouddhiste. C'est peu. En outre, le dalaï-lama n'est en aucun cas le représentant du bouddhisme zen (Japon), ni du bouddhisme de l'Asie du Sud-Est (Thaïlande), ni non plus du bouddhisme chinois. Le bouddhisme tibétain représente seulement 1/60e de ces 6 %.
Et, enfin, il existe de plus au Tibet quatre écoles séparées. Le Dalaï-Lama appartient à l'une d'elles : la " gelugpa " (les bonnets jaunes). Bref, un pape suivi par peu de fidèles religieux, mais par beaucoup d'adeptes politiques…

Qui sont ses sponsors ?
De 1959 à 1972 :
180.000 dollars par an pour lui personnellement, sur les fiches de paie de la CIA (documents libérés par le gouvernement américain ; le dalaï-lama a nié la chose jusqu'en 1980). 1,7 million de dollars par an pour la mise en place de son réseau international.
Ensuite le même montant a été versé via une dotation du NED, une organisation non gouvernementale américaine dont le budget est alimenté par le Congrès. Le Dalaï-Lama dit que ses deux frères gèrent " les affaires ". Ses deux frères, Thubten Norbu (un lama de rang supérieur) et Gyalo Thondrup avaient été embauchés par la CIA dès 1951, le premier pour collecter des fonds et diriger la propagande et le second pour organiser la résistance armée.

La bombe atomique indienne : le bouddha souriant Dès le début, c'est-à-dire quand il est devenu manifeste que la révolution chinoise allait se solder par un succès en 1949, les USA ont essayé de convaincre le dalaï-lama de gagner l'exil.
Ils mirent de l'argent, toute une logistique et leur propagande à sa disposition. Mais le dalaï-lama et son gouvernement voulaient que les États-Unis envoient une armée sur place comme ils l'avaient fait en Corée et ils trouvèrent donc la proposition américaine trop faible. (Modern War Studies, Kansas University, USA, 2002). En 1959, les Etats-Unis parvenaient quand même à convaincre le dalaï-lama de quitter le Tibet, mais il fallait encore convaincre l'Inde de lui accorder l'asile.
Eisenhower proposait un " marché " à Nehru : l'Inde acceptait le dalaï-lama sur son territoire et les Etats-Unis octroyaient à 400 ingénieurs indiens une bourse d'études afin qu'ils s'initient à la " technologie nucléaire " aux États-Unis. Le marché fut accepté2. En 1974, la première bombe A indienne fut affublée du surnom cynique de… " bouddha souriant "3.

1 "Tibet, Tibet", P.French, Albin Michel, 2005.
2 Le major américain William Corson, responsable des négociations de l'époque, Press Trust of India, 10/8/1999.
3 Raj Ramanna, ancien directeur du programme nucléaire de l'Inde, 10/10/1997, Press Trust of India.






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