miroirs-Cuba
Cuba la perle des Caraibes pays ouvert

Cuba - Géographie
Découverte par Christophe Colomb en 1492, Cuba est alors peuplée d'Indiens Taïnos. Devenue une colonie espagnole, l'île est alors l'une des riches terres agricoles de l'Amérique latine. Après la guerre hispano-américaine (1898), l'île obtient son indépendance en 1901, mais se trouve dans la zone d'influence américaine. La révolution cubaine menée par Fidel Castro en 1959 la sort toutefois de cette domination. Le régime castriste, qui évolue rapidement vers la dictature, fait de Cuba l'un des États les plus fermés et les plus isolés du monde. Longtemps soutenue par l'URSS, son économie a subi de plein fouet l'effondrement, depuis1990, de l'empire soviétique.

État insulaire de l'Amérique centrale, baignée par la mer des Antilles au sud, par l'océan Atlantique au nord, occupant à lui seul la moitié de la superficie totale de l'archipel des Antilles , à 77 km à l'ouest d'Haïti .

L'île de Cuba est séparée des États-Unis par le détroit de Floride et de l'Amérique centrale par le canal du Yucatán .

Le cadre naturel
Cuba se compose d'une île principale entourée d'un chapelet de près de 1 600 îles et îlots, regroupés en plusieurs archipels.
Cette île principale s'allonge sur 1 200 km selon une orientation ouest-est ; sa largeur moyenne est de 100 km environ. Les plaines calcaires, profondément attaquées par l'érosion karstique (dissolution du calcaire par l'acide carbonique contenu dans l'eau), couvrent plus des deux tiers du territoire et ne dépassent guère 300 m d'altitude. Du fait de la morphologie particulière de l'île, ces plaines sont parcourues par des fleuves courts (le plus long est le río Cauto , 250 km), à régime saisonnier.
Quelques reliefs montagneux se localisent dans le centre du pays (sierra Escambray) et surtout aux deux extrémités de l'île : sierra Maestra dans le Sud-Est (pic Turquino , point le plus élevé de l'île, avec 1 994 m), sierra de los Organos à l'Ouest. Leurs pentes sont souvent abruptes (sierra Maestra) et se prolongent profondément sous la mer (fosse de Bartlett , - 7 240 m). Quant au littoral, souvent bordé de reliefs coralliens, il offre, au sud, de nombreuses baies sablonneuses qui constituent d'excellents port naturels.

Climat
Le climat de Cuba, chaud et humide, est une synthèse des climats de la zone tropicale humide, tempéré par l'influence adoucissante de la mer et par les nortes , ces vents froids en provenance des États-Unis. La moyenne des températures est de 25 o C (28 o C en août, 22 o C en janvier). Concentrées entre avril et octobre, les précipitations annuelles atteignent entre 1 000 et 3 000 mm selon les lieux. L'île est régulièrement traversée par des cyclones tropicaux dévastateurs.

Population et organisation de l'espace
Population
Longtemps sous-peuplée (1,5 million d'hab. seulement à la fin du XIXe s.), l'île a largement rattrapé son retard, du fait d'un important courant d'immigration motivé par le développement des plantations, de canne à sucre notamment.

Mais aucours des années 1990, la population s'est accrue à un rythme de moins en moins rapide(11 pour mille en 1990, 6 pour mille en 1998).
À la grande différence des autres îles des Antilles, les Blancs (d'origine majoritairement espagnole) prédominent largement dans la société cubaine (environ 66 % du total), qui compte par ailleurs 22 % de métis et 12 % de Noirs. La densité moyenne (100,1hab. au km2 ) masque de forts contrastes de peuplement.

De larges secteurs de l'île, surtout les zones montagneuses, se sont vidés à l'avantage des régions mieux situées. Ce mouvement a profité aux villes, qui rassemblent désormais les deux tiers de la population. La Havane (2 241 000hab.), fondée en 1515 et élevée au rang de capitale en 1899, concentre à elle seule près de 20 % de la population totale. Les autres villes les plus importantes sont situées dans le tiers oriental de l'île (Santiago de Cuba , Camagüey , Holguín , ou encore Guantánamo ). Les efforts entrepris par l'État sur le plan social ont connu un succès notable, sur le plan tantde l'instruction (la population est alphabétisée à 75 %) que de la santé.
Les voies de communication, considérablement améliorées depuis les années 1950, sont aujourd'hui peu entretenues. Cuba dispose de deux aéroports nationaux, à Camagüey et à Santiago de Cuba, et d'un aéroport international à La Havane.

Économie
Totalement soumise au marché américain avant 1959, l'économie cubaine reposait sur l'exportation d'un seul produit, le sucre , et sur un système agraire et foncier du type latifundia (grande propriété).

Après l'accession de Fidel Castro au pouvoir, les structures économiques ont radicalement changé sous l'effet de deux mesures nettement socialistes : la réforme agraire (limitation de la taille des exploitations en 1963, nationalisation des terres en 1967, généralisation du système de la ferme d'État) et la nationalisation des entreprises industrielles. L'agriculture reste un secteur prioritaire.

Elle emploie encore 24% de la population active et fournit, grâce au sucre, les deux tiers environ de la valeur des exportations, selon les années (mais en 1997, le cyclone Lily a fait chuter la production sucrière à 4,4 millions de t.).
En dépit des efforts menés par les autorités cubaines pour parvenir à l'autosuffisance alimentaire (rendue nécessaire par le blocus des États-Unis), la diversification de ce secteur est restée modeste. Si l'on excepte la traditionnelle culture du tabac (50 000 ha lui sont consacrés), d'une exceptionnelle qualité (les cigares cubains jouissent d'une réputation mondiale : 98 millions de cigares ont été exportés en 1997), cette diversification a porté sur les agrumes (oranges, mandarines et pamplemousses), les ananas, la banane et la banane plantain, les cultures vivrières de faible rapport (manioc, maïs, patate douce, tomate, pomme de terre, etc.), l'élevage bovin (4,7 millions de têtes), enfin la pêche (109 000 t en 1997).

Quasi inexistant à la fin des années 1950, l'appareil industriel s'est développé et diversifié. Localisé essentiellement dans la capitale, il concerne surtout le secteur agroalimentaire et les activités dites de " substitution aux importations " (brasseries, distilleries, raffineries de sucre, cimenteries, manufactures de tabac, usines de filature-tissage, raffineries de pétrole, etc.). Par ailleurs, l'industrie cubaine peut compter sur les richesses du sous-sol : chromite (51 000 t annuelles), nickel et cobalt (46 000 t) dont Cuba est l'un des premiers producteurs mondiaux. Faute de pétrole en quantité suffisante, le pays est contraint d'en importer, ce qui grève lourdement sa balance commerciale.
L'effondrement du bloc communiste en Europe de l'Est, qui a isolé Cuba, lui a fait perdre ses marchés privilégiés à l'exportation. Le tourisme connaît cependant une nette reprise, passant de 500 000 visiteurs en 1993 à 1,5 million en 1998.

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