miroirs-Cuba
GUEVARA ERNESTO, (1928-1967)

Le CHE c'est aujourd'hui encore un mythe et un symbole pour des millions de personnes dans le monde.
En Amérique latine où près de la moitié des habitants vivent dans la pauvreté selon les derniers chiffres des instituts, où l'inégalité règne, où les dictatures placées sous le contrôle direct des Etats Unis guettent, où le pouvoir de l'argent veut tout contrôler le CHE, même disparu depuis près de 40 ans est toujours vivant.


Né le 16 juin 1928 à Rosario dans une famille de la bourgeoisie aisée, Ernesto Guevara gardera de son origine argentine le «Che» accolé plus tard à son nom et sous lequel il se fera connaître dans le monde entier. De santé délicate, il est la cause du déménagement de ses parents à Buenos Aires. Son adolescence se déroule sans fait particulièrement marquant, sinon qu’en butte à un asthme chronique, Guevara décide de s’inscrire à la faculté de médecine.

Parallèlement, il s’intéresse de plus en plus aux problèmes économiques et sociaux.
Ces préoccupations l’amènent à parcourir le continent latino-américain: les hauts plateaux des Andes de Bolivie, du Pérou notamment, ainsi que Panamá. 1954 le trouve au Guatemala, où il assiste à la tentative réformiste du colonel Jacobo Arbenz. L’expérience se solde par un sanglant échec, en raison de l’intervention de la C.I.A.
Deux ans plus tard, Guevara est à Mexico où il fréquente les exilés politiques. Une rencontre décisive a lieu cette année: Fidel Castro arrive lui aussi à Mexico après l’assaut manqué de la caserne de Moncada à Santiago de Cuba. Dès lors, le destin de Guevara est scellé: il suivra Castro dans sa lutte pour la libération de Cuba. Guevara se trouve parmi les douze hommes qui, débarqués du Granma, échappent au massacre et trouvent refuge dans la sierra Maestra.

C’est ensuite l’aventure des guérilleros, la marche sur la capitale, le triomphe de la révolution cubaine au début de 1959 . Sous le nouveau régime, Guevara commence par être directeur de la Banque nationale, puis ministre de l’Industrie. Mais ses idées ne concordent pas toujours avec celles de Castro et les réalités cubaines ne permettent pas non plus une industrialisation aussi rapide qu’il l’espérait.

Il voyage beaucoup: se faisant le porte-parole des pays du Tiers Monde aux Nations unies, il participe à la conférence interaméricaine de Punta del Este, à la conférence mondiale du commerce à Genève, il se rend en Union soviétique, en Afrique et en Asie.
Pourtant, ce rôle ne semble pas le satisfaire entièrement : prônant la solidarité de tous les opprimés, il entend payer de sa personne et donner pratiquement l’exemple. En 1965, il disparaît de la scène politique cubaine et dès ce moment, le mythe du guérillero se développe.
En 1966, il n’assiste pas à la Conférence tricontinentale des mouvements révolutionnaires du Tiers Monde qui se tient à La Havane, mais son message est interprété comme un appel à l’unité et à la lutte. Son départ demeure entouré d’un certain mystère, on parle de divergences avec Fidel Castro, on signale son passage en même temps au Congo et à Saint-Domingue par exemple.

Brusquement, en avril 1967, on apprend qu’un foyer de guérilla a fait son apparition dans la région de Ñancahuazu, en Bolivie: Guevara n’avait-il pas dit que la cordillère des Andes devait devenir la sierra Maestra de l’Amérique latine?
À partir de cet instant, tout va très vite : l’armée bolivienne, aidée par des conseillers américains, ne laisse par le moindre répit au petit groupe de rebelles, une partie des combattants est décimée le 31 août à Vado del Yeso, l’ultime bataille se livre le 8 octobre à Quebrada del Yuro, le «Che» est capturé. Le lendemain, il est exécuté à Higuera à 13 heures par le sergent Jaime Teràn sur ordre du colonel Bolivien Joaquin Zentena Anaya et de Washigton. Nommé ambassadeur de Bolivie à Paris en mai 1976 le colonel Zentena sera abattu de plusieurs balles.

Dans sa dernière lettre écrite à ses quatre enfants, Hildita, Aleidita, Camillo et Ernesto le Che disait : "Si un jour vous avez à lire cette lettre, c'est que je ne serai plus parmi vous...Votre père a été un homme qui agit comme il pense, et qui sans aucun doute a été fidèle à ses convictions.
Devenez révolutionnaire. Etudiez beaucoup pour maîtriser la technique qui permet de dominer la nature. N'oubliez pas que la révolution est ce qu'il de plus important et que chacun de nous, tout seul, ne vaut rien.
Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire."





voir aussi Biographie de CHE GUEVARA avec le site web "Je suis mort"., et également avec monsieur - Biographie CHE GUEVARA


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