Définition du mouvement "Surréalisme" :
Le mouvement « Surréaliste » date de 1924, juste après la première guerre mondiale,
année lors de laquelle André Breton publia son « Manifeste au surréalisme ».
Cette école a pour
particularité de faire appel avant tout au rêve, à l’imaginaire, à la folie et à l’inconscient de chacun. La plupart du temps, un tableau surréaliste est une toile généralement figurative traduisant un rêve de son auteur, rompant ainsi avec le conformisme littéraire pour libérer le langage de toutes les entraves de la morale ou de la conscience.
Ce mouvement artistique lutte de ce fait contre les valeurs reçues, libérant l’artiste du contrôle de la raison : rien ne doit être calculé.
Ce mouvement a d’abord touché les écrivains et poètes (Breton, Aragon, Eluard), avant de rallier
cinéastes, photographes et peintres, tels Magritte, Ernst, Masson et Dali.
Définition du mouvement "Expressionnisme" :
Débutant lors des années de dépression et jusqu'à l'explosion de la seconde guerre mondiale, l'Expressionnisme véhicule des sentiments d'angoisse et des craintes de violence engendrées à cette époque par le continent européen.
L’origine de la mention d’expressionnisme remonte au début du XXè siècle, vers 1910. Ce mouvement a comme principal précurseur Vincent Van Gogh, même si ce dernier est mort avant cette période proprement dite et que ces œuvres soient considérées comme appartenant à l’école impressionniste.
L’expressionnisme est avant tout l’art de l’émotion, s’attachant à décrire le monde extérieur dans un langage plus émotionnel que plastique. Vers 1906, un groupe d’artiste connu sous le nom de « Die Brücke » (Ernst Ludwig Kirchner, Erich Heckel, Karl Schmidt-Rottluff, Max Pechstein) s’employa à développer l’expressionnisme sous l’influence de Van Gogh. Leurs œuvres dépeignaient avant tout l’inquiétude, les souffrances de l’être humain et le mal de vivre.
Une seconde composante de l’expressionnisme allemand sous la forme du groupe « Der Blaue
Reiter » s’attacha davantage à la spiritualisation et à l’abstraction des formes, ayant pour chef de
file Kandinski.

Définition du mouvement "Cubisme" :
Mouvement artistique employant des nouveaux modes de construction plastique. Les représentations issues de la Renaissance sont maintenant choses du passé. Les oeuvres frôlent parfois l'abstraction. Il s'agit d'une école de peinture autour de Pablo Picasso et Georges Braque, qui proposent de décomposer les objets en couleurs et éléments géométriques simples (cônes, cylindres, et cubes), révolutionnant l’approche du monde visible.
Ce mouvement artistique tient le haut de l’affiche entre 1900 et 1914, début de la première guerre mondiale. On peut distinguer trois phases majeurs
jalonnant ce mouvement, à savoir la période Cézanienne (entre 1907 et 1909), le cubisme analytique
(1909-1912) et le cubisme synthétique (1912 à 1914).
Définition du mouvement "Naturalisme" :
Le mouvement artistique naturaliste est une école littéraire et artistique du XIXème siècle qui visait à reproduire la réalité objective. Fortement lié à Emile Zola qui est le théoricien de cette école, le naturalisme est un réel système d’analyse et d’explication de la nature, cherchant et montrant la vérité. Les écrivains veulent alors rivaliser avec la science pour décrire toute la nature
humaine.
Plusieurs peintres furent influencés par cette école en illustrant les tendances
naturalistes, lesquelles se développèrent fortement en France entre 1880 et 1890 avec notamment Cormon, L'Hermitte ou Bastien-Lepage.
Définition du mouvement "Impressionnisme" :

Le terme Impressionnisme a pour origine l’anecdote suivante : «Ils le prirent, [le nom d'Impressionnistes], pour relever une injure qui leur était adressée par leurs détracteurs et dont ils se firent leur titre de gloire, comme les révoltés des Pays-Bas s'en firent un de l'injure de «gueux.». Au-delà de cette explication, les peintres rattachés à l’impressionnisme avaient une manière particulière de percevoir la nature, non pas en essayant de rendre parfaitement ce qui est vu par l’œil tel un appareil photo, mais en mettant en exergue la surprise qu’elle suscite et son rayonnement.
Les impressionnistes ne se préoccupaient ainsi point de nous donner les détails, préférant à ceux-ci l’impression elle-même. La part issue de la sensation de l’artiste est de ce fait prépondérante. Les repères traditionnels (ombres, contours précis, lignes arrêtées, etc.) disparaissent ainsi, ce qui eu pour conséquence de déconcerter passablement le public d’alors qui ne se priva point de dénigrer ces « impressionnistes ».
La part des couleurs revêt quant à elle aussi une importance toute particulière, le peintre cherchant à les rendre aussi riches et vibrantes que possible en les appliquant par couches juxtaposées.
Ils mirent ainsi de côté les ombres traditionnelles, se mettant tous à peindre à l’extérieur, face aux couleurs vives et chatoyantes des paysages qui s’offraient à leur vue. On assista ainsi à des colorations inconnues jusqu’alors dans la peinture, rendant la nature d’une manière que l’on était pas habitué à la percevoir, s’attachant à l’impression que produisaient les éléments, le vent, la lumière, le brouillard, la neige,…
Parmi les principaux artistes qui s’attachèrent à l’impressionnisme, l’on peut citer sans hésitation Monet, Manet, Renoir, Cézanne, Pissaro ou encore Sisley.