miroirs-les premiers chars
Cliquez ici pour découvrir le Journal Mosaïque de ce mois



La première guerre mondiale de par sa dimension mondiale a apporté tout un lot de progrès en matière d'armement.
L'avion fut sans nul doute le premier outil qui montra son utilité et cela dès le début de la guerre. C'est grâce aux observations des aviateurs que la bataille de la Marne eut lieu en septembre 1914. avec l'enlisement de la guerre, les scientifiques et les combattants rivalisèrent d'ingéniosité pour inventer.
En passant par le casque d'acier, la modification de l'uniforme, les gaz, les plaques de blindage, l'artillerie de tranchée et le canon à longue portée….

Parmi toutes les inventions nées de la guerre des tranchées, la création d'engins blindés, armés et capables de franchir des obstacles chez l'envahisseur, fut une des plus importantes.
Certes l'idée de se mouvoir chez l'ennemi n'était pas nouvelle, mais la création et la mise en pratique d'unités de blindés destinées à combattre au côté de l'infanterie au point de lui devenir indispensable, était une vraie nouveauté.

En France, le général Estienne fut le premier dès le début de la guerre à le comprendre et à solliciter les autorités militaires pour la création de la nouvelle arme. Les britanniques le comprirent rapidement eux aussi.
Dès 1915, ils créent un prototype de char surnommé " little willie " qui ne sera pas utilisé. Ils seront également les premiers en 1916 à engager des chars de type " mark " sur le champ de bataille.

La guerre éclatant, et en quelques semaines, l'armée française perd plusieurs centaines de milliers d'hommes. Estienne est effaré devant un tel massacre.
Dès le mois de septembre 1914 en pleine retraite vers Paris, longeant un chemin boueux en tenant son cheval par la bride, il déclare à ses camarades : " celui qui le premier, pourra faire rouler là-dessus des cuirassés, armés et équipés, aura gagné la guerre ".

Au début de l'hiver 1915 dans la somme, il aperçoit un engin de terrassement anglais monté sur chenilles. Aussitôt, son idée d'engin blindé refait surface.
Convoqué par le général JOFFRE (commandant en chef des forces françaises) à Chantilly en décembre 1914, il y expose ses thèses, celles-ci sont acceptées.
Peu-après il rentre en contact avec des industriels dont ceux de Schneider du Creusot. Ils se laissent convaincre et accepte de construire le char " SCHNEIDER ". Parallèlement et en concurrence avec ceux-ci, les Forges et aciéries de la Marine à St Chamond travaille sur un autre type de char, celui-ci se nommera " ST CHAMOND ".

A partir d'octobre 1916 sortiront les premiers engins.
Les essais eurent lieu au camp de Champlieu dans l'Oise célèbre auparavant par des ruines gallo-romaines. L'endroit est propice à ces mouvements car la forêt de Compiègne, naissante en cet endroit, est un camouflage idéal.

Les premiers combats se déroulèrent dans l'Aisne en avril 1917, sur le trop fameux Chemin des dames, une grosse partie des engins ne revinrent jamais de cette aventure, suivant le sort des pauvres fantassins dans ces lieux tragiques. D'autres actions suivirent, souvent les chars tombaient en panne ou étaient détruits par l'artillerie allemande.
Il fallut l'intervention des petits chars Renault plus fiables et rapides pour décider du sort de la guerre favorable aux alliés. Mais ceci est une autre histoire.

Pour toute information complémentaire le livre " les chars de la victoire " est disponible chez l'auteur au prix de 20 € : Bruno JURKIEWICZ, 2 rue des pastoureaux, 60600 Clermont de l'Oise.



LE GENERAL ESTIENNE, PRECURSEUR DES PREMIERS CHARS FRANCAIS
Né en 1860, Jean-Baptiste Estienne fait carrière dans l'arme de l'artillerie et se passionne pour les techniques modernes. Intéréssé par l'utilisation des aéroplanes à des fins de réglage des tirs d'artillerie avant la Grande Guerre, ll imagine des engins cuirassés capable de se jouer des fortifications de l'ennemi et de transporter un canon et des fantassins à une vitesse de 5 à 6 km/h.
Avec l'ingénieur Brillié, ll réalise en 1916, un prototype qui donne naissance au char Schneider, commandé à 400 exemplaires par les soins de Joffre. Un marché de 400 chars Saint-Chamond est également passé d'après un modèle défini par le colonel Rimailho.

A l'occasion de l'attaque du Chemin des Dames, Nivelle déploie quelques dizaines de chars qui sont détruits immédiatement par l'artillerie allemande.
L'armée britanique les emploie en masse lors de la bataille de Cambrai en novembre 1917. Quelques 378 chars percent ainsi le front allemand, sans toutefois qu'un tel succès puisse être exploité.
A partir de 1918, les chars britaniques et français sont de toutes les grandes batailles alliées.

Inspecteur général de l'artillerie d'assaut, nom donné à l'arme blindée en France, théoricien de la guerre des chars, Estienne meurt en 1936


Google




Haut de la page-[menu précédent]




NOMBRE DE VISITEURS ACTUELLEMENT
EN VISITE CE JOUR SUR E-MOSAIQUE