L'Arctique se limite pour certains aux régions situées entre le pôle Nord et la latitude 66°33'. C'est ce que l'on appelle plus précisément le "cercle polaire Arctique". Il marque en principe la limite des territoires où l'été, le soleil ne se couche jamais. Pour d'autres, la frontière de l'Arctique devrait être tracée d'une manière plus large par la ligne irrégulière des arbres: entre 55° (dans le Labrador, au Canada) et 71° (en Scandinavie).
L'arctique est une vaste région continentale et insulaire. L'Arctique se compose donc d'un océan de glace encerclé de terres. Centré sur le pôle Nord, l'océan arctique dont la partie centrale est une énorme banquise est entouré par le Groenland, le Svalbard et les côtes septentrionales de l'Amérique, de l'Europe et de l'Asie.
L'Arctique entoure le pôle Nord et englobe la plus grande île du monde : le Groenland.
L'océan arctique dont la partie centrale est gelée et qui constitue la banquise permanente, des îles dont la plus grande est le Groenland, recouvert d'une calotte glaciaire (inlandsis), et des portions de continents.
Le limite du cercle arctique correspond à la limite nord de la forêt: la taïga.
L'océan Arctique s'ouvre sur l'océan Pacifique par le détroit de Béring et communique avec l'océan Atlantique. La banquise a une largeur de 2 à 3m en été et de 3 à 4 m en hiver. En hiver la banquise saisonnière se forme puis fond en été.
Lorsqu'elles ne sont pas glacées, ces terres sont couvertes de toundras. La faune terrestre comprend des espèces spécifiques, entre autres : l'ours polaire ; le renard polaire ; le renne ou caribou ; le bœuf musqué ; le lièvre arctique ; le lemming.
Des milliers d'oiseaux ne visitent l'Arctique que durant le bref été, lorsqu'il y fait plus chaud et que la nourriture y est plus abondante. L'ours polaire est très bien adapté à la banquise. Il donne naissance à des oursons tous les deux ou trois ans.
La situation géopolitique de l'Arctique est très différente de celle de l'Antarctique. Au nord, les territoires sont tous possessionnés par les pays entourant l'océan Arctique. En l'absence de véritables structures d'accueil, comme il en existe dans les bases de l'hémisphère sud, la présence scientifique française dans les régions arctiques se traduit essentiellement par des campagnes de durée limitée auxquelles l'Institut polaire peut apporter un soutien logistique et financier.
Le Svalbard, territoire norvégien, est, dans le contexte arctique, un cas particulier. Il est régi par un Traité international datant de 1920 qui autorise toute personne ou société ressortissante d'un pays adhérent à s'y établir. Plusieurs pays y exercent ainsi une activité scientifique régulière à partir du village de Ny-Ålesund.
La France, par le biais de l'Institut polaire s'oriente dans ce cadre vers un développement de ses activités scientifiques au Svalbard, avec l'appui de la Fondation franco-norvégienne. La réfection d'anciens bâtiments implantés par la France à quelques kilomètres du village scientifique de Ny-Ålesund, appelés base Jean Corbel ainsi que la location de bâtiments dans le village lui-même, base Charles Rabot, permettent d'accueillir dorénavant une quinzaine de scientifiques en campagne d'été.